‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 206 sur 279 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les précédents, SUZANNE, BÉGEARSS.

Suzanne accourant.

IVl ON SIEUR Bégeaaaaaaarss ! (Elle se range près de la comtesse.) #

Bégearss montre une grande surprime.

Figaro s^çcpfe, en le voyant.

IV^onsieur Bégp^rs^ ! Çhupiilem^nt. ) Eh bien ! ce n'e&t iqu'ime hymiliatiqn de plus. Pui^qiip yops attachez à l'aveu dp xne^ tons le pa^doo qxu^ je sollicite , j'espère que Monsieur ne seirs^ |xas moins généreux.

Bégeaass étonné.

Qu'y a-t-il donc ? Je vous trouve asseqf&blés !

Le Comte hréiSquement.

Pour cbasser u^ $ujet indigne^

Bég ea o^Si, plus surpris encore^ voyant le Notaire.

Et Monsieur Fal ?

M. Fal lui montrant le contrat*

Voyez qu'on ne perd point de temps , tout ici concourt avec vous.

Bégcarss surpris.

Ha! ha!

Le Comte impatient^ h Figaro.

Pressez-vous ; ceci me fatigue. •

( Pendant cette scène , Bégearss les exa^ mine Pun après Poutre ai^ec la plus grande attention.)

F I G i R o y Pair suppliant, adressant la parole

au Comte.

Puisque la feinte' est inutile ^ achevons mes tristes aveux. Oui, pour nuire à monsieur Bégearss , jercpèie avec cpaf'usjioa^. qiie je me suis mis à l'épief, le suivre et Je ^roubjer. pariûiu : (^ Au comte.) car Monsieur n*avaît,pas sonné, lorsque je suis entré chez lui , pour savoir ce qu'on y lésait du coffre ^u:j: brillants de Madame , que j'ai trouvé là tout ouvert.

Bégearss.

Certes ! ouvert à mon grand regret !

Le Comte fait un ntouvemient inquiétant^.

i^A part.) Quelle audace I

Figaro se courbant, h tire par Vhahit

poi^r Payertir.

Àh ! mon maître I

IV*. F AL effrayé.

Monsieur !

BÉGEAnss au Comte ^ à part.

^odérez-Yous ^ ou nous ne saurons rien.

Le Comte frappe du pied.

Bégearss Veocamine.

Figaro soupirant y dit au Comte.

C'est ainsi que sachant Madame enfermée avec lui y pour brûler de certains papiers dont je connaissais l'importance , je tous ai fait venir subitement.

Bégearss au Comte.

Vous Tai-je dit ?

Le Comte mord son mouchoir , de fureur. Suzanne bas à Figaro (par derrière).

Achève^ achève!

Figaro.

Enfin y vous voyant tous d'accord ^ j^avoue que j'ai fait l'impossible pour provoquer entre Madame et vous la vive iexplication..... qui n'a pas eu la fin que j'espérais».... . .

Le Comte à Figaro, avec colère.

Finissez-vous ce plaidoyer?

Figaro bien humble.

Hélas ! je n'ai plus rien adiré y puisque c'est cette explication qui a &it chercher monsieur Fal , pour finir ici le contrat. L'heureuse étoile de Monsieur a triomphé de tous mes artifices.... Mon maître ! en faveur de trente ans

Le Comte avec humeur.

Ce n'est pas i moi de juger. (^11 marche vite.)

Monsieur Bégearss !

Bégeabss^ gui a repris sa sécurité , dit

ironiquement.

Qui I moi? cher ami^ je ne comptais guère vous avoir tant d'obligations I {Eleuantson ton. ) Voir mon bonheur accéléré par le coupable effort destiné à me le ravir ! ( j4 LéonetFlo^ restine. ) O jeunes/gens ! quelle leçon I Marchons avec candeur dans le sentier de la vertu. Voyez que tôt ou tard l'intrigue est la perte de son auteur.

F I G A K o prosterné.

Ah I oui I

Begearss^ €ui Comte.

Monsieur^ pour cette fois encore^ et qu'il parte t

Le ComtE} à Bégearss, durement.

C'est-là votre arrêt? j'y souscris.

Figaro^ ardemment.

Monsieur Bégearss ! je vous le dois. Mais je vois M. Fal pressé d'achever ua contrat

JLe ComtE; brusquement.

Les articles m'en sont connus.

Hors celui-ci. Je vais vous lire la donation que Monsieur fait... (cherchant F endroit^ M., M,, M., messire James-HonoFé Bégearss. . Ah ! (// lit) « et » pour donner à la demoiselle future épouse > une » preuve non équivoque de so^ attachement pour » elle , ledit Seigneur ïutur époi^i^ liui &it donation ï> entière de tous les grands bieiis q«'il possède ; » consist2U)( aujourd'hui y (il gppuie en lisant) )) ( ainsi qu'j^ Iç déclare ^ et le^ ^ çxl^bés à nous » notaires spussigpés ) en trois millÎQi^s d'or ici )) joints^ en uès-hons eQets au poreux. »(// tend la maSn en lisant. )

Bégearss.

Les voilà dans ce portefeuille. ( // donne le portefeuille à Fal. ) 11 manque deux milliers de louis , que je viens d'en ôter pour foui:nir aux apprêts des noces*

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