ACTE V
F ICA 11 o montrant le Comte, et vivement.
Monsieur a décidé qu'il paierait tout ; j'ai Tordre.
Béceàrss, tirant les effets de sa poche et les
remettant au notaire.
En ce cas enregistrez-les ; que la donation soit entière !
Figaro retourné^ se tient la bouche pour ne
pas rire.
M. F AL ouvre le portefeuille , jr remet les effets.
M. FiL montrant Figaro.
Monsieur va tout additionner , pendant que nous achèverons. ( // donne le portefeuille ou^ vert à Figaro , gui, voyant les effets , dit : )
Figaro» Pair exalté.
Et moi j'éprouve qu'un bon rfepenlir est comme toute bonne action ; qu'il porte aussi Sa récom-» pense.
BéGEARSS.
En qtioi? .
Figaro.
J'ai le bonheur de m'assurer qull est ici plus d'un généreux homme. Oh ! que le ciel comble les vœux de deux amis aussi parfaits ! Nous n'avons nul besoin d'écrire. ( yfu Comte. ) Ce sont
VOS effets au porteur : oui y Monsieur > je les re^ connais. Entre M. Bégearss et vous , c'est un combat de générosité; Fun donne ses biens à répoux ; l'autre les rend à sa future ! ( Aux jeunes gens. ) Monsieur , Mademoiselle ! Ah ! quel bienfesaut protecteur ^ et que vous allez le chérir !••• Mais y que dis- je ? l'enthousiasme m'aurait-il fait commettre une indiscrétion offensante ? ( Tout le monde garde le silence. )
Bégearss y un peu surpris, se remet, prend son
parti, et dit :
Elle ne peut l'être pour personne , si mon ami ne la désavoue pas ; s'il met mon âme à l'aise , en me permettant d'avouer que je tiens de lui ces effets. Celui-là n'a pas un bon coeur, que la gratitude fatigue ; et cet aveu manquait à ma satisfaction, (montrant le Comte. ) Je lui dois bonheur et fortune ; et quand je les partage avec sa digne (ille , je ne fais que lui rendre ce qui lui appartient de droit. Remettez-moi le portefeuille ; je ne veux avoir que l'honneur de le mettre à ses pieds moi-même , en signant notice heureux contrat. ( // veut le reprendre. )
Figaro, sautant de joie.
Messieurs , vous l'avez entendu ? vous témoignerez s'il le faut. Mon maître ^ voilà vos effets ;