‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 218 sur 279 · LE GÉNIE DU FEU , LA NATURE · texte numérisé non relu

LE GÉNIE DU FEU , LA NATURE

Le Gehie du Fbv.

XJ E Forhe éclatant du soleH ^ Admirant des cieux la structure , Je TOUS ai tu, beUe Nature, Disposer sur la terre un superbe appareil*

La Nature.

Génie ardent de la sphère enflammée i Par qui la mienne est animée,

D E T A R A R E. SiJ

A mes travaux donnez quelques moments •

De toutes les races passées y

Dans Timmensité dispersées ,

Je rassemble les éléments, Pour en former une race prochaine

De la nombreuse espèce humaine ,

Aux dépens des êtres vivants.

Le Geitie du Feit.

Ce pouvoir absolu qui pèse et les enchaîne-, Uexercez-vous aussi sur les individus ?

La Nature.

Oui , si je descendais à quelques soins perdus !

Mais voyez comme la Nature Les verse par milliers, sans choix et sans mesure..

( Elle /ait une espèce de conjuration, )

Humains, non encore existants :.

Atomes perdus dans l'espace :.

Que chacun de vos élément»

Se rapproche et prenne sa place, Suivant Tordre, la pesanteur.

Et toutes les lois immuables Que l'Eternel dispensateur Impose aux êtres vos semblables.

Humains, non- encore existants, A mes yeux paraissez vivants !

( Une foule d'Ombres dès deux sexes s*élhue de toutes parts , vêtue uniformément en blanc-, au bruit

5i8 PROLOGUE

d*une symphonie tres^^dQuce , et forme dès danses lentes et froides, en marquant la plus "viue émo^ tion de ce quelles sentent, voient et entendent; puis un Chœur à demi-voix sort du milieu d'elles.)

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