‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 253 sur 279 · AC TE I IL · texte numérisé non relu

AC TE I IL

Tu le devais, Tarare ! Il le faudrait encore , Si quelque esclave curieux

T A K A m £ , troublé.

Mille cris de mon nom fort retentir ces lieux I Je me crois dëconrert, et qi|e la |alousie. . . .' . Mourir sans ]à*cevOir , et si près d'Astasie ! . . . .

O mon liéros ! tes vêtements mouillés , D'algues impurs et de limon souillés ! . . . . Un grand péril a menacé ta vie !

T A R A R E y à demi-voiX'

Au sein de la profonde mer y

Seul y dans une barque fragile ,

Aucun souffle n'agitant Tair y

Je sillonnais l'onde tranquille.

Des avirons le monotone bruit ,

Au loin distingué dans la nuit y

Soudain a fait sonner l'alarme :

J'avais ce poignard pour toute arme.

Deux cents rameurs partent du même lieu : On m'enveloppe y on se croise /on rappeQe :

J'étais pris !..... D'un grand coup d'épieu ,

Je m'abime avec ma nacelle ,

Et me frayant sous les vaisseaux

Une route nouvelle et sûre y

J'arrive k terre entre les eaux ;

Dérobé par la nuit obscure.

J'entends la cloche du beffroi.

L'appel bruyant de la trompette, Que le fond du golfe répète , Augmente le trouble et Feffroî.

On court , on crie aux sentinelUs :

Arrête ! arrêté ! On fond sur moi :

Mais y s'ils couraient) j'avais dea ailes. J'atteins le mur comme un éclair.

On cherche au pied; j'étais dans l'air y Sur l'échelle souple et tendue , Que ton zèle avait suspendue.

Je suis sauvé y grâce à ton cœur :

Et pour payer tant de faveur y O douleur ! ô crime exécrable !

Trompé par une aveugle erreur , J'allais , d'une main misérable , Assassiner mon bienfaiteur !

Pardonne ) ami^ ce crime involontaire.

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