ACTE ï I L
A T A & , éCan ton terrible.
n parle; ce muet?
C ▲ L p I G I , plus troublé.
Que dîs-je !
Parler serait un beau prodige !
D^afFreux sons inarticulés. ....
A T ▲ a lui prend le bras. Tarare est sans mouvement^ prosterné.
O bizarre sort de ton maître !
Tu maudis quelquefois ton être
Je venais , les sens agités , L'honorer de quelques bontés , Soupirer Famour auprès d'eUe.
A peine étais^je a ses côtés , Elle s'échappe, la rebelle !
Je l'arrête et saisis sa main :
Tu n'as TU chez nulle mortelle L'exemple d'un pareil dédain !
Farouche Atar ! quelle est donc ton envie ? Ayant de me ravir t honneur , Il faudra ni arracher là vie. . • Ses yeux pétillaient de fureur.
Farouche Atar ! son honneur I..... La sâùràge,
Appdiant la mort à grands cris
Atar» enfin» a connu le mépris.
( // tire son poignard. )
Vingt ftn$ j'ai roula ^ dans ma rage ^ Thédirt:. II. 5;
Épargner moi-même a son bras
Allons^ Calpigiy suis mes pas.
G A L p I G I lui présente sa simarre.
Seigneur , prenez votre simarre.
Rattache avant mon brodequin . Surlfr-corps de cet Africain
(.// met son pied sur le corps de Tarare. ) Je sens que la, fureur m'ëgare ! . . . .
( n regarde Tarare. )
Malheureux nègre , abject et nu, Au lieu d'un reptile inconnu , Que du néant rien ne sépare , Que n'es-tu Fodîeux Tarare !
Avec quel plaisir y de ce flanc , Ma main épuiserait le sang 1 . . . .
Si Finsolent pouvait jamais connaître Quels dédains'il vaut à son maitre !
Et c'est pour cet indigne objet ,
C'est pour lui seul qu'elle me brave !
Galpigi , je forme un projet :
Coupons la tète à cet esclave ^j Défigure-la tout-a-fait :
Porte-la de ma part toi-même.
Dis-lui qu'en mes transports jaloux , Surprenant ici son époux. ....
( // tire le sabre de Calpigi. )
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