‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 266 sur 279 · DUO DIALOGUE · texte numérisé non relu

DUO DIALOGUE

Ami , ton courage m'éclaire.

Si Tarare aimait à me plaire , Il eût tout bravé conune toi.

J'oubUrai qu'il obtint ma foi :

C'en est fait , mon cœur te préfère \ Tu seras Tarare pour moi.

Tarare, troublé.

Quoi ! Tarare obtint votre foi !

Spivette.

Cen est fait , mon <sœur te préfère.

Tarare.

C'est moi que votre cœur préfère ?

Spiztette.

Tu seras Tarare pour moi.

Tarare, plus troublé.

Est-ce un songe , 6 Brama ! veillé-je ? Tout ce que j'entends me confond.

Atar , toi que la haine assiège , M'as^a conduit de piège en piège Dans un abtm^f aussi profond ?

A c TE ir: 595

Syxhettb.

Ce n*est point un piëge , 9on , non :

De son pardon • < Je te répond.

( Elle 'fwit entrer de9 soldais.) Ciel ! on vient Farréter !

Totrt espcMT m'abandonne.

( Elle se voile j et rentre précipitamment. )

TARARE démasifué, URSON,' SOLDATS armés de massues y CALVIGÎ , EUNUQUES, entrant de Vautre coté.

U&s.otr.

JViAaCHEZ, 8oldat3>

Doubles le pas.

Quoi ! des soldats I N'avances pas.

Ù a s o ir , aux soldats.

Suivez l'ordre que je vous donne.

C ▲ L Y I à I , aux eunuques.

Ne laissez avancer personne, Thedtr^. IL %t

C H g« V t if« $ùUats.

N'avancez pas.

Fout JUW« teH« f ll«^tlM# M lapréc.

CnosLVKde Ao/4Ms^ Notre ordre est tf^ f qrne? Fentrëe.

U E s o ir.

Le Sultan agit^ , ^r l'effet (Tuf c0ur/oux quji| a |rog ëçputë , Veut que Vaffreux muet soit massolë , jeté J)^% )a misr , «t f fW f i^ultwç, y sçire vn wonatrç* ^fl f^W^P- .

CALvioi^e met entre eux etâlimi^.

Le voici : de sa mort^ UmM , fe prends le soin. Les jardins du sérail spAf ^OT^W I^.IM ÇM^e ; Mes eunuques sont prêts.

P«W qW 4« »* retarde , Son ordre est que j'en pm M^m^?

Marche» , ftpWfJ^ , gu'^n s'^fli ^iipare.

Ce n'est point un nisMc

Quel qa'il soit.

T ▲ ic À & 1 /e retaurnatit *verf 9ux.

(ÎTest Tarir©.

U R s o ir.

Tarare!'... • .• . ^ • . . •,

( Les soldats et les^ eunuques reculent par respe^U ) C fi oc u a de sqldxxts et d! eunuques. Tarare 1 Tarare !

Un tel coupable • Urson , devient trop impoi^tant Pour qu on 1 ose frapper sans 1 ordre du bultan.

{^A Tarare j àpart.)

En suspendant leurs coups , je te sauve peut-être.

U A 8 o ir 9 oi^^c douleur.

Tarare infortuné ! qui peut le désarmer ! Nos larmes . contre toi • vont encor Tanimer !

G H Œ u A douloureux de soldats.

Tarare infortuné ! qui peut le désarmer ? Nos larmes , contre toi , vont encor Tanimer !

Ne plaignez ppint mon sort, respectez votre maître: Puissiez-vous un jour Testimer l

( On emmène Tarare. }

tJ A s o H , ias à Calpigi.

Galjngi^ songe k toi; la fondre est sur deux têtes.

( // sort. ) S8.

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