‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 271 sur 279 · T AU A R E · texte numérisé non relu

T AU A R E

Il s'en étonne !

Roi féroce ! as-tu donc compté , Parmi les droits de ta couronne ^ Celui du crime et de l'impunité ?

Ta fureur ne peut se contraindre , Et tu veux n'être pas haï I Tremble d'ordonner...

Qu'ai-je à craindre ?

Tarare.

De te voir toujours obéi ; Jusqu'à l'instant où l'effrayante somme De tes forfaits déchaînant leur courroux...

Tu pouvais tout contre un seul homme ; ;

Tu ne pourras rien contre tous.

Qu'on l'entoure !

( Les esclaves l'entourent. )

Tarare va s'asseoir sur le billot j, au pied du tâcher j la tête appuyée sur ses mains , et ne regarde plus rien, ^ .1

6o4 TARARE,

Le Choeitr puz^èbee répond :

Avec tes décrets infinis , etc.

{Astasie se, relèi^e , et s'auance au bûcher, ou Tarare est abîmé de douleur. )

AsTAsiE, à Tarare.

Ne m^pute pas, étrangler ^ Ta mort que je vais partager.

Tarare se relève avec feu, Qu*entends-je? Astasie !

Ah ! Tarare !

(^Ils je jettent dans les bras Vun de Vautre. )

Arthenée, au roL

Je te l'avais prédit»

A T A R 9 furieux.

Qu'on les sépare*.

Qu^un seul coup les fasse périr.

(^Les soldats s'avancent.}

Non C'est trop tôt briser leurs chaînes^

Us seraient heureux de mourir.

Ah ! je me -sens altéré de leurs peines, Et j'ai soif de les voir souffrir.

Astasie, avec dédain^ au roi. '

O tigre! mes dédains ont trompé tdn attente, Et, malgré toi, je goûte un instant de bonheur ; J-ai bravé ta faim dévorante j.

Le rugissement de ton cœur.

Pour prix de ta lâche entreprise , Vois , Atar y je Tadore, et mon cœur te méprise.

{Ellç, embrasse Tarare.)

A T À K 9 muement aux soldats.

Arrackez-Ia tous de seè bras.

Courez. Qu'il meure ^ et qu'elle vive.

A s T À s 1 E tire un poignard quelle approche de.

son sein.

Si quelcpi'un vers lui fait un pas , Je suis morte avant qu'il arrive,

A T A ft , aux soldats. .

Arrêtez-vous.

AsTÀsiEy Tarare et Atar.

Trio.

Tarare C Le trépas nous attend :

1 Encore une minute.

et J '

< Et notre amour constant

AsTASIE 1 pf g ^^^^ pi^j g^ jj^^^

ensemble.^ Aux coups d'un noir Sultan.

( Les soldats font un moiivement. ) Atar s'écrie.

Arrêtez un moment.

A .8 T A s I E ; seule^

Je me frappe à l'instant

Que sa loi s'exécute.

Sur to/i cœur palpitant ^ #

Ttt sentiras ma chate.

Et tu mourras coipitent.

Ataa.

O ragé! affreux tourment!

C'est moi , c!est moi qui lutte , Et leur cœur est content !

AsT AS I £.

Sur ton Qoeur palpitant , Tu sentiras nu chute t ' Et ti} mpurras çontept

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