T AU A R E
Il s'en étonne !
Roi féroce ! as-tu donc compté , Parmi les droits de ta couronne ^ Celui du crime et de l'impunité ?
Ta fureur ne peut se contraindre , Et tu veux n'être pas haï I Tremble d'ordonner...
Qu'ai-je à craindre ?
Tarare.
De te voir toujours obéi ; Jusqu'à l'instant où l'effrayante somme De tes forfaits déchaînant leur courroux...
Tu pouvais tout contre un seul homme ; ;
Tu ne pourras rien contre tous.
Qu'on l'entoure !
( Les esclaves l'entourent. )
Tarare va s'asseoir sur le billot j, au pied du tâcher j la tête appuyée sur ses mains , et ne regarde plus rien, ^ .1
6o4 TARARE,
Le Choeitr puz^èbee répond :
Avec tes décrets infinis , etc.
{Astasie se, relèi^e , et s'auance au bûcher, ou Tarare est abîmé de douleur. )
AsTAsiE, à Tarare.
Ne m^pute pas, étrangler ^ Ta mort que je vais partager.
Tarare se relève avec feu, Qu*entends-je? Astasie !
Ah ! Tarare !
(^Ils je jettent dans les bras Vun de Vautre. )
Arthenée, au roL
Je te l'avais prédit»
A T A R 9 furieux.
Qu'on les sépare*.
Qu^un seul coup les fasse périr.
(^Les soldats s'avancent.}
Non C'est trop tôt briser leurs chaînes^
Us seraient heureux de mourir.
Ah ! je me -sens altéré de leurs peines, Et j'ai soif de les voir souffrir.
Astasie, avec dédain^ au roi. '
O tigre! mes dédains ont trompé tdn attente, Et, malgré toi, je goûte un instant de bonheur ; J-ai bravé ta faim dévorante j.
Le rugissement de ton cœur.
Pour prix de ta lâche entreprise , Vois , Atar y je Tadore, et mon cœur te méprise.
{Ellç, embrasse Tarare.)
A T À K 9 muement aux soldats.
Arrackez-Ia tous de seè bras.
Courez. Qu'il meure ^ et qu'elle vive.
A s T À s 1 E tire un poignard quelle approche de.
son sein.
Si quelcpi'un vers lui fait un pas , Je suis morte avant qu'il arrive,
A T A ft , aux soldats. .
Arrêtez-vous.
AsTÀsiEy Tarare et Atar.
Trio.
Tarare C Le trépas nous attend :
1 Encore une minute.
et J '
< Et notre amour constant
AsTASIE 1 pf g ^^^^ pi^j g^ jj^^^
ensemble.^ Aux coups d'un noir Sultan.
( Les soldats font un moiivement. ) Atar s'écrie.
Arrêtez un moment.
A .8 T A s I E ; seule^
Je me frappe à l'instant
Que sa loi s'exécute.
Sur to/i cœur palpitant ^ #
Ttt sentiras ma chate.
Et tu mourras coipitent.
Ataa.
O ragé! affreux tourment!
C'est moi , c!est moi qui lutte , Et leur cœur est content !
AsT AS I £.
Sur ton Qoeur palpitant , Tu sentiras nu chute t ' Et ti} mpurras çontept