ACTE II
Nommer iblies ce qui louche k rhôxmètir !:
La Comtesse assurant son ton par àegtës^
Me suis-je unie à vous pour êti*e éternellement dévouée à rabandoa^c à la jalousie , que vous seul osez concilier?
0 Ah ! Madame ^ c'est BSihÈ méddgement»
8 V t A -s Hf M.
Madame n^avait qu'à vous laisser appeler lea gens.
L É C o ift
Tu as raison , et c'est à moi de m'humilier.*.« Pardon , je suis d'une conlusion I*.m
Suzanne.
Avouez^ Monseigneur^ qud vous la ntétiveÈ
un peu !
Poiu-quoi donc ne sortais-«tu pas >. lorsque je t'appelais ? Bâtatfvâiâe !
S u I A. N rr Bà
Je iner'habiHaîs démon oiieux^ k gitaiâ tétîott d'c[nng}es et madame qui me 1^ défendaft^ â:^aic bien ses raisons pour le faicen
i5o LE MARIAGE DE FIGARO,
Le 0 o ia t e.
Au lieu de rappeler mes torts ^ aide-moi plutôt à l'appaiser.
La Comtesse.
Non , Monsieur ; un pareil outrage ne se couvre point. Je vais me retirer aux Ursulines , et je vois trop qu'il en est temps-
L K Comte.
Le pourriez-vous sans quelques regrets ?
Je suis sûre moi y que le jour du départ serait la veille des larmes.
La Comtesse.
Eh ! quand €ela serait , Suzon ; j'aime mieux le regretter, que d'avoir la bassesse de lui pardonner; il m'a trop oilensée.
L B Comte.
Rosine !
La Comtesse.
Je ne la suis plus y cette Rosine que vous avea tant poiursuivie ! je suis la pauvre comtesse Aima viva ; la triste femme délaissée ^ que vous n'aimez plus. *'
V^^^-rli^Çlv:^
Suzanne.
Madame.
Le Comte suppliant.
Par pitié.
La Comtesse.
Vous n'en aviez aucune pour moi.
L B Comte.
Mais aussi ce billet Il m'a tourné le sang !
La Comtesse.
Je u'ayais pas consenti qu'on récrivit.
Vous le saviez ?
La Comtesse.
C'est cet étourdi de Figaro
Le c o m t b.
Il en était?
La Comtesse.
Qui l'a remis à Bazile.
Le Comte.
Qui m'a dit le tenir d'un paysan. O perfide chanteur ! lame k deux tranchants ! c'est toi qui paieras pour tout le monde.
j5? LE MARIAGJÇ DjS FIGARO,
La COSITESSE,
Vous demandez pour vous un pardon que vous refusez aux autres : voilà bien les hommes ! ^h l si jamais je consentais à pardonner en faveur de l^erreur où vous a jeté ce billet, j'exigerais que J'amnistie fut générale^
I^ s Comte,
Hé biep y de tout mon ceeur , Comtesse. M ^i^ comment réparer une £jiute aussi humiliante?
La Comtesse ^e lève,
ijElIe l'était pour tous deux^
Ah! dites pour moi seul, — M^tis je suis epcore jli concevoir comment les femmes prennent si vite et si juste, Tair et le ton dep circonstances. Vous rougissiez, vwi» pleurîeK, votre visage était dé-^ f(^it....«. D'honneur il Vpst encore^
La Comtesse s^ efforçant de sourire^
Je rougissais..... du ressentiment de vos soupçons. Mais leghommes^ sontrilis assez délicats pour distinguer l'indignatiop d'une âme^bonnêle ou-r tragée , d'avec la contusion qui nait d^une acçu^r '^sttion méritée ?
\x^ Comte, muriant^ £t ce page ob ^éyoc^e, px ^este el presse
nu
La Comtesse montmnî Suzanne.
Yoas le voyez durant vous* N'aimeK-vous pas mieux ravoi^" trouvé que raulre? En général^ vous ne haïssez pas de rencontrer celui-ci.
Le Comte nant plus fort*
Et ces prières^ ces larmes feintes...»
La Comtesse.
Vous me faites rire , et j'en ai peu d'envie*
Le C o m t e^
Nous croyons valoir quelque chose en politique, et nous ne sommes que àes enfants. C'est vous ^ c'est vous, Madame , que le roi devrait envoyer en ambassade à Londres \ Il faut qu^ vaa:e Sexe ait fait une étude bien réfléchie de l'art de se composer pour réussir à ce point !
C'est toujours vous qui dous y forcez.
Suzanne.
Laissez -nous prisonniers sur parole, et vous verrez si nous sommes gens d'honneur.
La Comtesse»
Brisons-lk , monsieur le Comte. J'ai peut-être été trop loin ; mais mon indulgence en un cas aussi gr^ve, <}oit au moins m'obtenir la vôtre.
Mais vous répéterez que vous me pardonnez.
La Comtesse.
Est-ce que je lai dit, Suzou ?
Je ne Fai pas entendu ^ Madame.
En bien , que ce mot vous échappe.
La Comtesse.
Le méritez-vous donc , ingrat?
Le Comte.
Oui , par mon repentir.
Soupçonner un homme dans le cabinet de ma-^ dame !
Elle m'en a si sévèrement puni !
Suzanne.
Ne pas s'en fier à elle^ quand elle dit que c'est sa camariste !
Le Comte.
Rosine , étes-vouis donc implacable ?
La Covtesss. ^
Ah ! Suzon ! que je suis faible ! quel exemple je te donne ! ( tendant la main au comte. ) On ne croira plus à la colère des femmes.
Suzanne.
Bon ! Madame^ avec eux^ ne faut-il pas toujours en yenir là?
Le Comte baise ardemment la main de sa Jemme»