‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 83 sur 279 · BARTHOLO , ANTONIO , SUZANNE · texte numérisé non relu

BARTHOLO , ANTONIO , SUZANNE

FIGARO, Marceline, brid'oison.

Antomo voyant Figaro embrasser sa mère,

dit à Suzanne.

AvLx oui payer! Tiens, tiens* -

a!l4 l'E MARIAGE DE FIGARO,

SuzÀP^NE se retourne»

J^en Tois assez : sortons ^ mon oncle*

Figaro l'arrêtant.

NoQ^ s'il vous plaiu Que vois- tu donc ?

Suzanne.

Ma bêtise et ta lâcheté.

Pas plus de Tune que de Tautre.

SozANNE en colère.

Et que tu l'épouses à gré puisque tu la caresses*

F 1 G A R o y gatment.

Je la caresse; mais je ne Tépouse pas*

(^Suzanne veut sortir y Figaro la retient.)

Suzanne lui donne un soufflet.

Vous êtes bien insolent d'oser me retenir !

Figaro^ à la compagnie.

C'est-il ça de l'amour? Avant de nous quitter^ je t'en supplie^ envisage bien cette chère femme-Ja*

Suzanne*

Je la regarde*

Figaro*

Et tu la trouves? .

Suzanne.

Afifreuse.

Figaro.

Et Tive la jalousie ! elle ne vous marchande pas.

Marceline^ les bras ouverts.

Embrasse ta mère , ma jolie Suzanette. Le méchant qui te tourmente em, mou fils.

Suzanne court à elle.

Vous sa mère ! ( elles restent dans les bras

Vune de Vautre. )

Antonio.

C'est donc de tout à Theure?

Figaro.

•••.. Que je le sais.

Marceline exaltée.

Non f mon cœur entralué vers lui , ne se trompait que de motif; c'était le sang qui me parlait.

Figaro.

Et moi ^ le bon sens , ma mère , qui me servait d'instinct quand je tous refusais ; car j'étais loin de TOUS haïr ^ témoin l'argent...

Marceline lui remet un papier.

Il est à toi : reprends ton billet ^ c'est u dot. Théâtre. II. ' i5

Suzanne lui jette la bourse*

Prends encore celle-ci*

Grand-mercî*

Març£1<in£ exaltée.

Fille asse2mallieu]?eusa> j'albis deyenir la plus misérable des fejpimes, et.je suÎ3 la plus fortunée des mères I Embrassez-moi . mes deux en&nts : j'unis en vous toutes mes tendresses. Heureuse autant que je puis Tétre^ ah^ me& enfents ^ corni bien }e vais aimer !

Figaro attendri: oi^ec waciïe.

Arrêie donc , chère mère.! airrête donc I voudrais-tu voir se fondre en eau mes yeux noyés des premières larmes que je connaisse? elles sont de joie ^ au moins. Mais quelle stupidité ! j'ai manqué cl'ea é(re:boùt0ux : jet le^ sentais couler entre mes doigts^> re^^dë; ( U montre ses doigts écartés ) et je les retenais bêtemeut ! vas te promener , la honte ! je veux rire et pleurer en mêmetemps ; on ne sent pas deux fois ce que J'éprouve. ( // embrasse sa mère d'un dité^ Suzanne de Vautre. )

M A tt G ]^ I, l K £•

O mon ami !

Mon cher ami l Banhoio.

Antonio.

Brid'oison s^ essuyant les yeux d'un mouchoir. Suzanne.

Figaro.

Eh bien I moi ! je suis donc bè-éte aussi ! Marceiint.

^ Brid'oiaon.

Figaro exalté.

Chagrin , c'est maintenant que je puis te défier t atteins-moi ^ si tu Toses , entre ces deux femmes chéries.

Antonio, à Figaro.-

Pas tant de cajoleries y s'il tous plaît. En fait de mariage dans les familles, celui des parents va devant, savez. Les vôtres se baillent-ils la main?

Bartholo.

Ma main! puisse-t-elle se dessécher et toàibei", si jamais je la donne à la mère d'un tel droite I

Antonio, à Bàrfholà.

Vous n'êtes donc qu'un père marâtre?(a Figaro) En ce cas , not'galant , plu^ dé paTolé.

Ah, mon oncle

Antonio.

Irai -je donner l'enfant de not'sœur à sti qui n'est l'enfdnt de personne ?

â:28 LE MARIAGE DE FIGARO,

Bkid^oiso^.

Est-ce que cela-a se peut ^ imbécillé ? on-on est toujours Tenfant de quelqu'un.

Tarare !..% il ne Taura jamais. (// sort.) «

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