‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 90 sur 279 · SUZANNE, LA COMTESSE · texte numérisé non relu

SUZANNE, LA COMTESSE

La Comtesse.

As-rv ce qu'il nous faut pour troquer de

Têtement ?

Suzanne.

Il ne faut rien , Madame ; je rçndez-vous ne tiendra pas<

Xi A Comtesse.

Ah ! vous changez d'avis ?

Suzanne.

C'est Figaro.

La Comtesse.

Vous me trompez.

Suzanne.

Bonté divine I -

La Comtesse.

Figaro n'est pas homme k laisser échapper une dot.

338 LE MARIAGE DE nCARO,

Madame I eh que croyez- vous donc ?

La Comtesse.

Qu'eofia^ d'accord ayec le comté, il vous fâche k présent de m^avoir confié ses projets. Je TOUS sais par cœur* Laissez-moi.

( Elle veut sortir. )

Suzanne se jette à genoux.

Au nom du ciel espoir de tous ! tous ne saTCz pas f Madame ^ le mal que tous faites à Suzanne ! après Tos bontés continuelles et la dot que tous me donnez !.....

La Comtesse la relève.

Hé mais..... )e ne sais ce que je dis ! en me cédant ta place au jardin , tu n'y Tas pas , mon cœur ^ tu tiens parole à ton mari ; tu m'aides à ramener le mien.

Conune tous m'aTez afQigée I

La Comtesse.

C'est que je ne suis qu'une étourdie ;( tf/fe la baise au front) où est ton rendez-Tous ?

Suzanne lui baise la main.

Le mot de jardin m'a seul fi-appée*

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