‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 97 sur 279 · ACTE IV. a5i · texte numérisé non relu

ACTE IV. a5i

Lbs Paysans bt les Paysannes en habits de fête.

Deux jkunbs^ Filles portant la toque virgi^ nale à plumes blanches.

Deux autres, le voile blanc.

Deux autres , les gants et le bouquet de côté.

Antonio donne la main à Suzanne, comme étant celui qui la marie d Figaro.

D'autres jeunes Filles portent une autre toque y un autre voile y un autre bouquet blanc y semblables aux premiers y pour Marceline.

Figaro donne la main d Marceline^ comme celui qui doit la remettre au Docteur, le-^ quel ferme la marche , un gros^ bouquet au côté. Les jeunes filles , en passant devant le Comte, remettent d ses valets tous les ajustements destinés d Suzanne et à Marceline.

Les Paysans et Paysannes s^étant rangés sur deux colonnes d chaque côté du salon y on danse une reprise du fendango ( air noté ) apec des castagnetteb : puis on joue la ri^^ tourhelle du duo , pendant laquelle Antonio conduit Suzanne au Comte; elle se met à genoux devant lui.

Pendant que le Comte lui pose la toque y le

ifoile^ et lui donne le bouquet^ deux jeunes filles chantent le duo suivant, ( Air noté. )

Jeane Epouse , chantes les bîeî>fait9 et la gloire D'un Maître qui renonce aux droits qu'il eut sur vous : Préférant au plaisir la plus noble victoire, Il vous rend chaste et pure aux mains de votre époux.

• Suz.Annç est à genoux , et, pendant les der^ niers vers du duo , elle tire le Comte par son manteau et lui montre le billet qu^elle tient : puis elle porte la main qu^elle a du côté des spectateurs^ à sa tête, ou le Comte a Pair d^ajuster sa toque; elle lui donne le billet.

.Le Comte le met furtivement dans son sein ^ on achève de chanter le duo; la fiancée se relève^ et lui fait une grande révérence.

Figaro vient la recevoir des mains du Comte et se retire avec elle y à Vautre côté du salon , près de Marceline.

( On danse une autre reprise du fendango , pendant ce temps. )

Le Comte pressé de lire ce qu^il a reçu, s'avance au bord du théâtre et tire le papier de son sein; mais en le sortant il fait le geste âHun homme qui s*est cruellement piqué le doigl'y il le secoue , le presse ^ le suce , et

regardant le papier cacheté éPune épingle^ il dit :

L B Comte.

{Pendant qu*il parle ^ ainsi que Figaro ^ Vor-

chestre joue pianissimo. )

xJ I A N T R E soit des femmes , qui fourent des épingles partout! {il la jette à terre , puis il lit le billet et le baise. )

Figaro qui a tout vu y dit à sa mère et à

Suzanne :

C^est un billet doux ^ qu'une fillette aura glissé dans sa main en passant. Il était cacheté d'une épingle^ qui Ta outrageusement piqué.

La danse reprend : le Comte qui a lu le billet le retourne ^ il y voit l'invitation de renvoyer le cachet pour réponse. Il cherche à terre , et retrouve enfin V épingle ^ qu^il attache à sa manche.

Figaro^ à Suzanne et Marceline.

D'uu objet aimé tout est cher. Le voilà qui ramasse l'épingle. Ah^ c'est une drôle de tête!

Pendant ce temps , Suzanne a des signes à* intelligence avec la Comtesse. La danse finit y la ritournelle du duo recommence.

:i54 LE MARIAGE DE FIGARO,

Figaro conduit Marceline au Comte, ainsi qu^on a conduit Suzanne ; à Pinsiant où le Comte prend la toque ^ et où Pon va chanter le duOj on est interrompu par les cris suipants :

l'Huissier, criant à la porte.

Arrêtez donc. Messieurs, vous ne pouvez

entrer tous Ici les gardes, les gardes! (^Les

gardes vont vite à cette porte. )

Le Comte, «6 levant.

Qu'est-ce qu'il y a ?

l' Huissier.

Monseigneur 9 c'est monsieur Bazile entouré d'un village eotier^ parce qu'il chante en marchant.

Le Comte.

Qu'il entre seul.

La Comtesse.

Ordonnez-moi de tne retirer.

Le Comte.

Je n'oublie pas votre complaisance.

La Comtesse.

Sfuzanne ?...«. elle reviendra. ( A part à Su--

zanne* ) Allons changer d'habits. (Elle sortwec Suzanne* )

Makceline*

Il n'arrive jamais que pour nuire.

Figaro.

Ah! je m'en vais vous le faire déchanter.

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