ACTE V
Suzanne le bat à chaque phrase.
Ab ! queS'à'^quo ? Suzanne : et voilà pour tes soupçons ; voilà pour tes vengeances et pour tes trahisons y tes expédients , tes injures et tes projets. C'est-il ça de Tamour ? Dis donc comme ce matin ?
FiGAjio rit en se relevant.
Sankz Barbara I oui c'est de Tamour. Oh bonheur I oh délices ! d cent fois heureux Figaro ! Frappe » ma bien aimée y sans te lasser. Mais quand tu m'auras diapré tout le corps de meurtrissures y regarde avec bonté , Suzon> rhomme le plus fortuné qui fut jamais battu par une femme.
. Suzanne.
Le plus fortuné ! bon fripon , vous n'en séduisiez pas moins la comtesse y avec un si trompeur babil y que m'oubliant moi - même y en vérité 9 c'était pour elle que je cédais.
Figaro.
Ai-je pu me méprendre^ au son de ta jolie
voix?
Suzanne en riant.
Tu m'as reconnue ? Ah ! comme je m'en vengerai ! -
agS LE MARIAGE DE FIGARO ,
Bien rosser ei garder rancune , est aussi f^ar trop féminin ! Mais , dis-moi donc par quel bocn beur je te vois là^ quand je te croyais arec lui. et comment cet habit qui m'abusait, te niooc«^ enfin innocente*
£h c'est toi qui es un innocent ^ de ▼< prendre au piège apprêté pour un autre ! notre faute , k nous , si Toulant nuteler un renard , nous en attrapons deux ?
Qui donc prend Tautre ?
Sa femme.
Figaro.
Sa femme?
S o s A K fl !•
Sa femme.
Figaro follement.
Ah Figaro ! pends-toi ; tu n'as pas dc«ù:f celui-là! — Sa femme? O douze ou quinze mille fois spirituelles femelles ! — Ainsi les baîscn de cette salle ?