ACTE I I, I
Tois s'obstiner k l'enToyer k Malte. -^ Je sais dé plas , M. Bégearss , cpi^il dénature sa fortune ^ et veut abandonner l'Espagne pour s'établir dans ce pays. — L'autre jour k diner , devant trente personnes , il raisonna sur le divorce d'une façon à me lidre frémir.
Bégearss.
J'y étais ; je m'en souviens trop l
La Comtesse, en larmes •
Pardon, mon digne ami; je ne puis pleurer qu'avec vous!
BéOBAUSS.
Déposez vos douleurs dans le sein d'un homme sensible»
La Comtesse.
Enfin 9 est-ce lui, est-ce vous, qui avea dédiîré le coeur de Florestine ? Je la destinais k mon fils. — Née sans biens , il est vrai , mais noble , belle et vertueuse ; élevée au milieu de nous : mon fils devenu héritier ^ n' en a-t-il pas assez pour .deux ?
Que trop, peut-être; et c'est d'où vient le mal !
La Comtesse.
Mais , conmie si le ciel n'eût attendu aussi long-
4o8 LA MÈRE COUPABLE,
temps que pour me mieux punir d'une i deoce tant pleurée, tout semble s'unir à*la4uîs pour reoTerser mes espérances. Mon époux de» teste mon fils... Florestine renonce à lui. A^rk par ne sais quel motifs elle Teut le fuir pour joiu^. il en mourra , le malheureux t Toilà ce est bien certain* ( Elle joint les mains* ) Cid vengeur ! après yingt années de larmes et de pentir , me réserrez-vous à lliorreur de roir faute découverte ? Ah I que je sois seule ble ! mon Dieu ^ je ne m*en plaindrai pas ! que mon fils ne porte point la peine d'im qu'il n'a pas commis ! Connaissez-Tous » M. Bi» gearss^ quelque remède k tant de maux?
Bégeabss.
Oui y femme respectable ! et je Tenais exprès
dissiper tos terreivs. Quand on craint une dioae »
tous nos regards se portent vers cet objet tnt^
alarmant : quoi qu'on dise ou qu'on Cuve » la
frayeur empoisonne tout I enfin , je tiens la def
de ces énigmes. Vous pouTes encore être hcm^
reuse.
La Cobitsssb.
L'est-on arec une Ame déchirée de remorda?
Béobaass.
Votre époux ne fuit pomt Léon ; il i çonne rien sur le secret de sa naisaance*