‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 177 sur 267 · LA COMTESSE , LE COMTE, BÉGEARSS · texte numérisé non relu

LA COMTESSE , LE COMTE, BÉGEARSS

Le Comte, d'un ion sérieux.

jyiADàME f nous sommes seuls.

Bégbarss, encore ému.

C'est moi qui parlerai. Je subirai cet inierrcH gatoire. M'avez -vous tu. Monsieur, trahir k Terité dans quelque occasion que ce fut?

Le Comte, sèchement.

Monsieur Je ne dis pas cela.

Béceahss, ioui'à'fiui remis.

Quoique je sois loin d'approurer cette inqui* sition peu décente ; Ilionneur m'<^ige à rêpétrr ce que je disais à Madame , en répondant k m consultation :

cr Tout dépositaire de secret ne doit îamaîs >i conserver de papiers s'ils peuvent cooapru- » mettre un ami qui n'est plus , et qui les mie » sous notre garde. Quelque chagrin qu'on ait a » s*cn défaire , et quelque intérêt même qu'i»&

A C T E I I L 4ai

j* eût à les garder ; le saint respect des morts » doit avoir le pas devant tout. » ( // montre le Comte ). Un accident inopiné^ ne peut-il pas en rendre un adversaire possesseur?

Le Comte le tire parla manche pour qu^ il ne. pousse pas F explication plus loin.

Bégearss.

Auriez-vous dit j Monsieur ^ autre chose en ma position? Qiû cherche des conseils timides , ou le soutien d'une faiblesse honteuse , ne doit point s'adresser k moi ! vous en avez des preuves l'un et l'auu^e , et vous surtout , monsieur le comte! {Le Comte lui fait un signe). Voilà sur la demande que m'a faite Madame y et sans chercher k pénétrer ce que contenaient ces papiers j ce qui m'a fait lui donner un conseil pour la sévère exécution duquel je Tai vue manquer de courage ; je n'ai pas hésité d'y substituer le mien^ en combattant ses délais imprudents. Yoilà quels étaient nos débats ; mais ^ quelque chose qu'on en pense y je ne regretterai point ce qiie j'ai dit , ce que j'ai fait. ( // lèi^e les bras. ) Sainte amitié ! tu n'es rien qu'un vain titre, si Ton ne remplit pas tes austères devoirs. — Permettez que je me retire.

Le Comte, exalté.

Ole meilleur des hommes! Non^ vous ne nous

quitterez pas. — Madame ^ il va nous appartenir de plus près ; je lui donne ma Florestine.

La Comtesse, avec vh^acité.

Monsieur , tous ne pouTÎez pas faire on pins digne emploi du pouvoir que la loi vous d^m-ic sur elle. Ce choix a mon assentiment si vous le jugez nécessaire , et le plus tôt vaudra le mieux*

Le Comte, hésitant.

Eh bien! ce soir...*.* saus bruit****** votre

aumônier

La Comtesse, at^c ardeur.

£h bien ! moi qui lui sers de mère , je vais La préparer à Taugusie cérémonie : mais Lis^rva* vous votre ami, seul généreux envers ce digDe enfant ? J'ai du plaisir à penser le contraire*

Le Comte, embarrassé.

Ah ! Madame crovcz..*..

La Comtesse, ai^ec joie.

Oui 9 Monsieur, je le crois. C'est aujonrdliuî la fête de mon fils ; ces deux événeoients nHtfi» me rendent cette journée bien chère* ( Ette

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