‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 182 sur 267 · BÉGEARSS, SUZANNE · texte numérisé non relu

BÉGEARSS, SUZANNE

SvzAnriE, accounnt^faituncrifPétonnetmemt^ de voir un autre que Figaro.

A ul {A part.) Ce n^est pas lui I

Bécsarss.

Quelle surprise I Et qu'atiendais-tu dooc?

SuzAifNE se remettant.

Personne* On se croit seule ici.....

BéCEAKSS.

Puisque je t'y rencontre^ un mot arant le comité.

Suzanne.

Que pariez-Yous de comité? réellement de^ puis deux ans on n'entend plus du tout la langue de ce pays! ^

BÉCEAKSS, riant sardoniquement.

Hé ! hé ! ( // pe'tni dans sa boite une prise

de tabac ^ d^un air content de lui. ) Ce comité , ma chère y est une conférence entre la comtesse , son fils y notre jeune pupille et moi, sur le grand obje^t que tu sais.

Suzanne.

Après la scène que j'ai vue ^ osez-TOus encore l'espérer?

BéCEAKSS, bien fat.

Oser l'espérer! Non. Mais seulement

Je l'épouse ce soir.

Su z AD ME, vii^ement.

Malgré son amour, pour Léon ?

Théâtre. II. a8

4S4 ^^ MÈRE COOPAPLE,

BÉGEARS8.

Bonne femnel qui me disais : Si wMsfaSta cela. Monsieur.....

S u z ▲ M ir s.

Eh I qui eût pn l'imaginer ?

Bégeaass, prenant son tabac en pUssieun fois.

Enfin 9 que dit-^n? parle-t-on? Toi qui râ dans l'incérievr^ qui as llionneur des coofidcBcs; y pense-t-on du bien de moi? car c'estr-b le point important.

L'i(nj[k>itant serait de aaww quel TOUS employés paur dominer ions les Monsieur ne parte de TOUS qu'arec ou maîtresse tous porte aux nues ! aoti fil% n'a d'espoir qu'en tous seul! notre pupille tom rcTère !•••••

BécEàASS^ d^un ton bien fat ^ secouant te IttV^-.

de son jabot.

Et toi y Suzanne , qu^en dis-tu ?

Suzanne.

Ma foi 9 Monsieur , je tous admire ! An anilira du désordre a£freux que tous eniretenea îti. tous seul êtes calme et tranquille ; il me semb!-

entendre un génie qui Eût tout nouToir à son

Béqçarss, bienfatf

Mon enfanti rien n'est plus aisé. D's^ord il n^est que deux pivots sur qui roule tout dans le monde y la morale et la politique. La morale y tant soit peu mesquine , consiste à être juste et Trai ; elle est , dit-on , la clef de quelques yertus

routinières.

Quant à la politique ?...•• ^

Bégeakss^ ai^ec chaleur.

Ah! c'est l'art de créer des faits , de dominer^ en se jouant ^ les événements et les hommes ; rintérêt est son byt; rii^tng^e sop m^y^ia : tjoujours sobre de vérités ^ ses vastes et riches conceptions sont un prisime qui éblouit. Aussi profonde que TEma, elle brûle et grondé longtempi avant d'éclaier au-dehors ; mais alors ' rïéit ne lui résiste : elle exige de hauts talehb : lé scrupule seul peut lui nuire } {en riant) c'est lé secpet des ilégociate\n's. • i .

Suzanne.

Si la fliorale ne vous échauffe pas ^ 'Pa:utrb , en revanche^ excite en vous un tassez vif enthousiasme I

Béobahis^ açertip revient à kd.

£h !••••• ce n'est pas elle; c'est toi! — Ta comparaison d'un génie«...« — Le cheTalierTico:; laisse-nous.

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