‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 203 sur 267 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

doDoeZ'les à leur détenteur y si votre cœur Ten juge digne. ( // lui remet le portefeuille. )

Le Comte se letHmty à Be'gearss.

Grand Dieu ! les lui donner ! homme cruel ^ serrez de ma maison ; l'enfer n'est pas aussi profond que TOUS I grâce à ce bon vieux serviteur.^ mon imprudence est réparée : sortez à l'instant

de chez moi.

B li G E ▲ R s.

O mon ami I vous êtes entore trompé I

LiE Comte, hors de luiy le bride de sa lettre

€m%^erte.

Et cette lettre , monstre ! m'abuse-t-elle aussi ?

Bégeai^s la voit ; furieux y il arrache au Comte la lettre , et se montre tel qi/il est.

Ah !•••• Je suis joué ! mais j^en aurai raison.

Laissez en paix une Csumlle que vous avez remplie d'horreur.

BéCEARSS Jurieux.

Jeune insensé I c'est toi qui vas payer pour tous ; je t'appelle au combat.

Léon, vite.

J'y cours.

48o LA MÈRE COUPABLE,

Le Comtb^ mtc.

Léon !

La Comt£86£, wie*

Mon fils !

Floe£8tix«b, vite.

Mon frère !

Léon ! Je tous défends..... ( à Bégemsu] Vos TOUS êtes rendu indigne de llxMineiir q«e to« demandez : ce n'est point par cette Toie-la q«*ui homme comme tous doit terminer sa rie.

Bègza fi s 6 fait un gesie affreux^ sans poHer.

F I c A B o , ambiant Léon , vArmenL

Non y jeune homme ! tous noires puini ; Mo»sieur TOtre père a raison , et ropinioo eu rdor* mée sur celte horrible frénésie ; on ne plus ici que les ennemis de TÉtat. Lai proie à sa fureur ; et s'il ose tous attaquer , d îendex^TOus comme d'un assassin ; personi trouTe mauTais qu'on tue tue béte enragée ! il se gardera de Toser ; l'homme capable de Ha d'horreurs doit être aussi lAcbe que Til !

Bég BABSS Ao/;f</ei!cii.

Malheureux I

Le Comte^ frappant du pied.

Nous laissez-TOus enfin? c'est un supplice de TOUS voir* ( La Comtesse est effrayée sur son siège; Florestine et Suzanne la soutiennent ; luéon se réunit à eiles. )

BécEABSSy les dents serrées»

Oui morl>Ieu ! je' vous laisse ; mais j'ai la preuve en main de votre infâme trahison ! vous a'avez demandé Tagrément de SaMa jesté , pour écKknger Tos biens d'Espagne , que poUr êtiSe à portée de troubler sans péril Tautre cdcé des. Pyréné^» j .

O monstre ! que dit-il V

Bécearss.

Ce que je vais dénoncer à Madrid, l^j eût-îl que le buste en grand dHip Washington v dans votre cabinet; j'y fais confisquer tous vos biens.

Figaro, a^ant.

Certainement ; le tiers 2^1 déa9flK:iateur.

Mais pour que voua n'écb^ogi^z rien , je CDurs chez notre ambassadeur •i^rrétek dmi ées opina Fagrénient de Sa Majesté ^quiSJl'Ooiittteiid fjar ce courrier. \ . ..

Théâtre. IL 5i

48a LA MÈRE COUPABLE,

FiGiEO", tirarU un paquet de #a poche > s'A

vipement :

L'fgréaieDt du roi ? le Toici ; j'arais piérv le coup ; je Tiena , 4e votre part , d'enkrer le l»qDei au secrétariat d'ambasiade ; le courrier dTymyc arrivait I

Le C o mt Et ovec v:i^ciié, prend lepaquei»

^tQZx%ss furieux^ frc^pe sur son front, /ak deux pas pour sortir et se retourne.

Adieu , famUle abandteuéef maisoo sans et sans lionneur ! Voua aurea Impudeur de dure un mariage abominable , en unissant le frère avec la soeur : mais FuniTers saura Totre inbaie!

{tison.)

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