ACTE PREMIER. 8S
et ▼ous m'en contez k moi , pardessus le marché I
Chérubin eœalté.
Ceh est vrai d'honneur I je ne sais plus ce que je suis; mais depuis quelque temps je sens ma poitrine agitée; mon cœur palpite au seul aspect d'une femme ; les mots amour et volupté le font tressaillir et le troublent. Enfin le besoin de dire à quelqu'un je vous aime y est devenu pour moi si pressant y que je le dis tout seul, en courant dans le parc ^ à ta niaitresse , à toi , aux arbres p aux nuages, au yent qui les emporte avec mes paroles perdues. — Hier je rencontrai Marceline«.«— •
Suzanne narU.
Ah, ah, ah, ah!
Chéritbin.
Pourquoi non ? elle est femme ! eUe est fille î une fille ! une femme ! ah que ces noms sont doux 1 qu'ils sont intéressants ! *
Suzanne.
Il devient fou !
Chérubin.
Fanchette est douce ; elle m'écoute au moins ; tu ne Tes pas , toi I
84 LE MAfilAGE DE FIGARO,
C'est bien dommage ; écoutez donc ( EUe veui arracher le ruban )•
C H É K u B I If tourne en fuyant.
Ah ! ouiche ! on ne Kaura , Tois-tu ^ qu*aTec ma Tie« Mais , si tu n'es pas contente du prix , )^y joindrai mille baisers.
( // lui donne chasse à son tour. )
S o s A N M K tourne en fuyant.
Mille soufiQets ^ si tous ai^rocliei. Je vais m'en plaindre à ma maîtresse ; et , loin de supplier pour TOUS y je dirai ttioi*mème a Monseigneur : c'est bien &it , Monseigneur ; chassexnous ce petit TÔIeur ; rentoyea k ses parenu uq petit mauvais sujet qui se donne les airs d'aimer Madame , ei qui veut toujours m'embrasser par contrecoup.
Ch Ar c % I fc voit le Comte entrer ; il se jette derritre le fauttuii at^c effroi*
Je suis perdu*
Quelle frayctir ?