‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 213 sur 267 · SCÈNE II I · texte numérisé non relu

SCÈNE II I

LE GÉNIE DU FEU, LA NATURE, FOULE D* OMBRES des deux sexes»

Choeur D'OxBacs.

(D'autres Ombres dansent sur Voir du Chasur. ^

i^ u £ L charme inconnu nous atiire ? Nos cœurs en sont épanouis.

D*un jdaisir vague je soupire , Je veux rexprimer, je ne puis.

En jouissant, je sens que je dësire.

En désirant, je sens que je jonu.

Quel charme inconnu nous attire ?

Nos cœurs en sont épanonb.

Le Gcnic nu f zv^ à la Nature»

Déesse pardonnes; je brûle de mmtrurs De rintérèt qui les occupe tous.

La N a toek.

Parlez-leur.

DE TAEARE. S19

LiE Génie du Feu s'adressant aux Ombres.

Qu*ètes-yous? et qne demandez-Y ous ?

L* Ombre d'Altavo&t.

Nou; De demandons pas, nous sommes.^

Le Génie du Feu.

Qui vous a mis an rang des hommes ?

L'Ombre d*Urson.

Qui Ta voulu ; que nous importe k nous ?

LeGenieduPeu.

Gomme 3s sont froids , sans passions, sans goûts ! Qne leur ignorance est profonde !

La If a tue b«

Âh ! je les ai formes sans vous.

Brillant Soleil, en vain la Nature e9t féconde; ] Sans un rayon de votre feu sacré , Mon oeuvre est morte , et son but ëgarë.

Le Génie du Feu.

Gloire h Fëternelle sagesse , Qui, crdant l'immortel amour , Voulut que, par sa seule ivresse, L'être sensible obtint le jour.

Ab ! si ma flamme ardente et pure N'eût pas embrasé votre sein, Stérile amant de la nature^ J'eusse été formé sans desftcia.

5aa PROLOGUE

(£!n duo.) Gloire à Fëterndle sagesse, etc.

Le GÉific DU Feu , montrant les deux Omères

d*Atar et de Tarare.

Que sont ces deux superbes ombres.

Qui semblent menacer , taciturnes et sombres ?

La Nature.

Rien : mais dites un mot; assignant leur ëtat , Je fais un roi de Tune, et de Tautre un soldat.

Le Géhie du Fer.

Permettez; ce grand cboix les toucbeni peat-^trr.

La N a t u m e.

J*cn doute.

Le Génie du Feu aux deux Omires.

Un de TOUS deux est roi : lequel rent THrr ^

L'OMBas d*Atak.

Roi?

L*OMBaE DE Tabake.

Roi?

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