‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 212 sur 267 · LE GÉME DU FEU, LA NATURE · texte numérisé non relu

LE GÉME DU FEU, LA NATURE

Le Gekie du Fer.

X^ t: l'orbe éclatant du soleil , Admirant des cieux la structure.

Je vous ai m , belle Nature , IMsposcr sur la terre un superbe appardL

La N 4 t u a e.

Génie ardent de la spticre enflammée.

Par qui la mienne est animée ^

A mes travaux donnez quelques moments.

De toutes les races passées ,

Dan» Timmensitë dispersées ,

Je rassemble les éléments.

Pour en former une race prochaine

De la nombreuse espèce humaine ,

Aux dépens des êtres vivants.

Le Géivie du Feu.

Ce pouvoir 2d>solu qui pèse et les enchaîne ^ L*exereez-vous aussi sur les individus 7.

La Nature.

Oui 9 si je descendais a quelques soins perdus !

Mais voyez conune la Nature Les verse par milliers , sans choix et sans mesure.

( Elle Jait une espèce de conjuration, ).

Humains, non encore existants :

Atdmes perdus dans Fespace :

Que chacun de vos éléments

Se rapproche et prenne sa place ,

Suivant Tordre , la pesantciu*,

Et toutes les lois immuables

Que TEternel dispensateur

Impose aux êtres vos semblables.

Humains, non encore existants,. * I

A mes yeux paraissez vivants !

(Une foule d'Ombres des deux sexes s^clii'c de toutes parts , vêtue uniformément en blanc , au bruit

5i8 PROLOGUE

d'une symphonie Uès-^uce , et forme des lentes et froides , en marquant la plus vi^e â tion de ce quelles sentent, voient et emtemdeut puis un Chœur à demi*voix sort du mûiem dCettes,

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