‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 245 sur 267 · Scène i v · texte numérisé non relu

Scène i v

Les AcTBuas IHticÉDEVTS. Tous les esclaves, en habits champêtres^ omirent la fête par des dansea^

Atam dit à tout le Sérail.

OA LUES tOQS^ la beOft Irza.

Je la couronne : elle -est Sultane.

( // lui attache au front un diadème de diamani^^

Cffocua uirxvEasEL.

Saluons tous la belle Irza , L'Amour y du fond d'une cabane ^

Au tr&ne cl*Ormus Tâeva.

Du grand Atar elle est Sultane.

( On danse.)

(Le ballet Jtni, desescUn^s apportent des de sorbet, des liqueurs et des fruits dmmmt jéêar et la Sultane, Spinette reste auprès de sa maHresse , prête à la servir. )

A T A a 1 avec joie.

Calpigi , ton sèle m^enehante!

J^aime un esprit fertile à qui tout obât. Des mers de Totre Europe, et contre toute «tteAie , Apprends^nous quel hasard dans Ormns t*a oondoit ?

Mais pour amuser mon amante, Anime ton rëdt d^une gaite piquante*

Calpigi à part , d'un ton sombre.

Tj reux m^er un nom qui nous rendra la nuit.

(77 prend une mandoline , et chante sur le ton de la Barcariole.)

( La danse figurée cesse ; tous les danseurs et danseuses se prennent par la main pour danser k refrain de sa chanson.)

Premier Couplet

Je suis ne natif de Ferrare :

Lk , par les soins d*nn père arare.

Mon chant s*ëtant fort embelli ; \

Alii ! povero Calpigi !

Je passai du Conservatoire ,

Premier chanteur àTOratoire

Du souverain di Napoli :

Ah ! bravo , Caro Cdpigi !

Le C h œ u e répète le derniers vers.

( On danse la ritournelle, )

(A la fin de chaque couplet , Calpigi se retourne , et regarde avec inquiétude du côté par oh il craint que Tarare n arrive. )

Second Couplet

La plus célèbre cantatrice , De moi fit bientôt par caprice Un simulacre de mari.

Ahi ! povero Calpigi !

Mes fureurs , ni mes jalousies > N^arrêtant point ses fantaisies , J^étais chez moi comme un zéro :

Ahi ! Calpigi povero !

Le Chœur répète le dernier vers, ( On danse la ritournelle. )

Troisième Couplet.

Je résolus, pour m'en défaire, De la vendre à certain corsaire y

Exprès pMt^ àt Tripoli :

Ah ! bravo y caro Calpigi !

Le jour venn, mon Iraltre dliomme,

Au lieu de me compter la somme.

M'enchaîne au pied de leur châlil :

Ahi ! povero Cal^igi !

L s C B oc u & répète le dentier ven.

( On danse la ritourmMt^ }

QuairAme CoupleU

Le Forban en fit sa maltresse; De moi , Fai^s de sa sagesse ; Et j*ëtais la tont comme ici :

Ahi ! poTero Calpigi !

( Spinette, en cet endroit^ fait an grand éclai de

A T A ft.

Qu*avez-T0U8 a rire , Spinette ?

C àLF IGI.

Vous Toyez ma fausse coquette.

At ▲ a.

Dit-Il Trai ?

Signor, e vero.

C A L p I o 1 arhe%'e Voir.

Ahi ! Gilpigi poTcro !

Le C h 0£ u r répète le dernier vers.

( On danse la ritournelle, )

{Ici Von voit dans le fond Tarare descendre par Mme échelle de soie; Calpigi l'aperçoit,)

Cal»igI| à part.

C'est Tarare !

Cinquième Couplet, plus vite.

Bientôt y a travers la Lybie,

L'Egypte , Flsthme et l'Arabie ,

n allait nous vendre au Sophi :

Ahi ! povero Calpigi !

Nous sommes pris, dit le barbare.

Qui nous prenait ? Ce fut Tarare

A s T A s I E , faisant un cri.

Tarare !

T. G UT LE Seeail s'écrie.

Tarare !

A T A R , furieux»

Tarare !

( // renverse la tahle d^un coup de pied, )

Astasie se lève troublée, Sjrinetie la soutient. Au bruit qui se fait. Tarare , à moitié descendu, se jette en bas dans l'obscurité,

S»iirxTTE à Astasie.

Dieux ! que ce notti^ Y» coBrroncé !

At A B.

Que la mort) que Fenfer 8*empare Da traître qui Fa prononce !

(72 tire son poignard; tout le monde s'emfiÊit. SpijisttC) soutenant AsUuie.

EDe expire !

{Atar, rappelé à bd par ce cri, laisse aller Cai^i^tt les autres escUn^es , et revient "vers Ax des femmes emportent chez elle, Atmr y en jetant à la porte sa simarre et ses à la manière des Orientaux. )

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