‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 251 sur 267 · TARARE, SPINETTE · texte numérisé non relu

TARARE, SPINETTE

SpivcTTt à part, tfoflée.

I^OMMB il est laid Cependant il n'est point nul fiiit.

( Tarare se met à genoux à six pas d'elle. )

n se presterne ! il n a point Fatr (aroache Des autres monstres de ces Oeux.

(ik Tarare , d*un air de dignité. )

Muet) votre respect me touche; Je lis votre amour dans vos yeux :

Un tendre aveu de votre bouche ffe pourrait me l'exprimer mieux.

T ▲ a ▲ E E à part, se relevismL

Grands Dieux ! ce n*est point Aataaic , Et mon cœur aDait s*exhaler !

De m*ètre abstenu de parler, ' O Brama ! je te remercie.

Sfivettc à part.

On croirait quH se parle bas.

Chaque animal a son langage.

(ElU se dét^itûi Tarare la regarde. ;

De loin , je le \eux bien , contemplez mes appas.

Je voudrais pouvoir davantage :

Mais un monarque y un calife , un sultan ,

Le plus parfait , comme le plus puissant , Ne peut rien sur mon cœur ^ U est tout à Tarare.

Tarare s'écrie, A Tarare ! . . .

Spinetxe, $e Içuant.

n me parle !

Tarare.

O transport qui m'égare !

£tonnement trop indiscret !

Spiitette.

Un mot a trahi ton secret !

Tu i^'es pas muet ! téméraire !

( £lle lui enlevé son masque. )

Tarare, à ses pieds.

Madame , hélas ! calmez une juste colère !

Spinette, d'un ton plus doux.

Imprudent ! quel espoir a pu te faire oser...

Tarare, timidement.

Ah ! c'est en m'accusant , que je dots m'exçuser. Etranger dans Ormus , hier on me vint dir^ Que le maître de cet Empire

Sga T A R A K E,

Donnait à son amante une fête an aërafl.*. J'ai cru , sous ce vil attirail....

SpiffETTE, légcremcnL

(duo DlJlLOGi;£. )

Ami, ton courage m*ëclaire.

Si Tarare aimait à me plaire , n eût tout bravé comme toi.

roublirai quil obtint "tea foi :

Cen est fait , mon cœur te préfère ; Tu seras Tarare pour moL

T ▲ a À A s 9 troublé.

Quoi ! Tarare obtint votre foi !

Spibette.

Cen est £ût , mon cœur te préfère.

T A a A m E. Cest moi que votre cœur préfère ?

Spisetts. * Tu seras Tarare pour moi.

T A a A m c I plus troublé.

Est-ce un songe , b Brama ! veiDé-je ? Tout ce que fentends me confond.

Alar y toi que k baise aariége , MTaa-tu conduit de piège en piég« Dans un abîme auaai profond l

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