ACTE II
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C^est déjà fait. Madame; ua £|ux avis dôûné
sur TOUS
La Comtesse.
Sur mori la tête vous tourne I .
O ! c'est à lui qu'elle dpit tournera
La Comtesse»
Ua honune aussi jaloux !
F I G A R o. •' i- iiJ
Tant mieux : pour tirer parti des geus dé ce caractère 9 il ne faut qu'un peu leur fouetter ïé saûg ; c'est ce que les femmes entendent si bien ! Puis^ les tient-on fâchés tout rouge , avec un brin d'intrigue on lès" mène où l'on veut, par le nez ^ dans le Guadalquivir. Je vous ai fait rendre à Bazile un billet inconnu , lequel avertit Monseigneur , qu'un galant doit chercher à vous voir
aujourd'hui pendant le bal. ^
La CoMTESSEé
Et vous vous jouez ainsi de> la vérité sur le compte d'une femme d'honneur !•••.
Il y en a peu ,* Madame y avec qui je l'eusse osé , crainte de reocontrer jiisie* ^ ^ *
Ii6 LE MASIAGI DE FIGARO,
La C'OMTEiiE*
il Bmâim qut je l'ea remapcie I
Mais dUes-moi «'il n'esl pas cbannant de lui aToir taillé ses morceaiA de la journée , de bçoo qu'il passe k rôdirr» k jurer après sa dame, le temps qu'il destinait k se complaire avec la nôtre I il est déjà tout dérouté : galopera-t-U celle-ci ? surTeillera-b4l celle-là ?dans son trouble d*esprit, tenez » tenez , le ToUà qui court b plaine, et force nn lièTre qui n'en peut mais« L'heure du mariage arrive eu poste; il n'aura pas pris de parti contre, et yunais il n'gscfa l'y opposer devant MadMMU
Tioa; mais Marceline, le bel esprit^ osera le birè , elle*
Brar. Cela m'itupiiètB bies p ma ibi I Tu dire à Monseigneur , que tu le Mudraa amr la brune au jardin*
^Tu comptes sur celui-là ?
O dame ! écouMft donc ; les gens qu i ne veuleni
A C T E I I; ^ tl^
bons à rien. Voilà mon mot.
Suzanne* IlesipUf .
La Cohtbsse*
Comiae son idée : tous consentiriez tju'elle s'j rendit î
Figaro.
Poinx du tout. Je fais endosser un habi^ de Suzanne à quelqu^un : surpris par nous au reijidG^* Toas , le comte poUrra-t-il s'en dédire ?
A qui mes habits ?
Figaro.
Chérubin.
La Comtesse.
Il est parti.
Non pas pour moi : vent-on me laisser fiiire ?
Suzanne.
On peut s'en fier à lui pour mener une intrigue.
Figaro.
Deux^ trois, quatre à-la-fois; bien embrouil^
Ii8 LE MARIAGE DE FIGARO,
\ée^, qui se croîseou J*éui« né pour être cour^ tisan.
Qd dit que c'est un métier si difficile !
Receroir, prendre et demander; Toilà le secret en trois mots.
La Comtesse.
11 a tant d'assurance , qu'il finit par m'en inspirer.
Figaro.
C'est mon dessein.
S t* E A If N E*
Tu disais donc ?
Figaro.
Que pendant l'absence de Monseigpieur , je Tais TOUS envover le chérubin: coiffea-le, habiUea-le; }c le renferme et reiidoctrine; et puis danses. Monseigneur. ( // sort. )
A CT E I I. iig