‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 41 sur 267 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

or- »

C^est déjà fait. Madame; ua £|ux avis dôûné

sur TOUS

La Comtesse.

Sur mori la tête vous tourne I .

O ! c'est à lui qu'elle dpit tournera

La Comtesse»

Ua honune aussi jaloux !

F I G A R o. •' i- iiJ

Tant mieux : pour tirer parti des geus dé ce caractère 9 il ne faut qu'un peu leur fouetter ïé saûg ; c'est ce que les femmes entendent si bien ! Puis^ les tient-on fâchés tout rouge , avec un brin d'intrigue on lès" mène où l'on veut, par le nez ^ dans le Guadalquivir. Je vous ai fait rendre à Bazile un billet inconnu , lequel avertit Monseigneur , qu'un galant doit chercher à vous voir

aujourd'hui pendant le bal. ^

La CoMTESSEé

Et vous vous jouez ainsi de> la vérité sur le compte d'une femme d'honneur !•••.

Il y en a peu ,* Madame y avec qui je l'eusse osé , crainte de reocontrer jiisie* ^ ^ *

Ii6 LE MASIAGI DE FIGARO,

La C'OMTEiiE*

il Bmâim qut je l'ea remapcie I

Mais dUes-moi «'il n'esl pas cbannant de lui aToir taillé ses morceaiA de la journée , de bçoo qu'il passe k rôdirr» k jurer après sa dame, le temps qu'il destinait k se complaire avec la nôtre I il est déjà tout dérouté : galopera-t-U celle-ci ? surTeillera-b4l celle-là ?dans son trouble d*esprit, tenez » tenez , le ToUà qui court b plaine, et force nn lièTre qui n'en peut mais« L'heure du mariage arrive eu poste; il n'aura pas pris de parti contre, et yunais il n'gscfa l'y opposer devant MadMMU

Tioa; mais Marceline, le bel esprit^ osera le birè , elle*

Brar. Cela m'itupiiètB bies p ma ibi I Tu dire à Monseigneur , que tu le Mudraa amr la brune au jardin*

^Tu comptes sur celui-là ?

O dame ! écouMft donc ; les gens qu i ne veuleni

A C T E I I; ^ tl^

bons à rien. Voilà mon mot.

Suzanne* IlesipUf .

La Cohtbsse*

Comiae son idée : tous consentiriez tju'elle s'j rendit î

Figaro.

Poinx du tout. Je fais endosser un habi^ de Suzanne à quelqu^un : surpris par nous au reijidG^* Toas , le comte poUrra-t-il s'en dédire ?

A qui mes habits ?

Figaro.

Chérubin.

La Comtesse.

Il est parti.

Non pas pour moi : vent-on me laisser fiiire ?

Suzanne.

On peut s'en fier à lui pour mener une intrigue.

Figaro.

Deux^ trois, quatre à-la-fois; bien embrouil^

Ii8 LE MARIAGE DE FIGARO,

\ée^, qui se croîseou J*éui« né pour être cour^ tisan.

Qd dit que c'est un métier si difficile !

Receroir, prendre et demander; Toilà le secret en trois mots.

La Comtesse.

11 a tant d'assurance , qu'il finit par m'en inspirer.

Figaro.

C'est mon dessein.

S t* E A If N E*

Tu disais donc ?

Figaro.

Que pendant l'absence de Monseigpieur , je Tais TOUS envover le chérubin: coiffea-le, habiUea-le; }c le renferme et reiidoctrine; et puis danses. Monseigneur. ( // sort. )

A CT E I I. iig

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