SCÈNE X V L
LE COMTE, LA COMTESSE rentrent
dans la chambre.
Le Comte, une pince à la main\ qu'il jette
sur le fauteuil.
X DUT est bien comme je Tai laissé. Madame , en m'exposant à briser cette porte y réfléchissez aux suites : encore une fois youlez-rous l'ouvrir?
i43 LE MABIAGB DE FIGARO,
La CoMTia$E«
Eh y Monsieur, quelle horrible humeur peut altérer ainsi les ^ards entre deux époux? Si Tamour tous dominait au point de tous inspirer ces fureurs ; malgré leur déraison , \e Us excu* serais ; ^'oublierais f peut-être , Qi faTeur dn motif, ce qu'elles ont doffensant pour moi. Mail la seule Tanité peut- elle jeter dans cet excès un galant homme ?
Amour ou Tanité, tous ouvrirez la porte ; ou je Tais k rin$unt«*.««
La Coj|itessb ou-dm^anL
ArrètM > Monsieur , je tous prie. Me crojez* TOUS capable de manquer à ce que je me dois ?
Tout ce qu'il tous plaira , Madame ; mais je Terrai qui est dans ce cabineu
La Comtesse effrayée.
Hé bien y Monsieur , tous le Terrez. Ecootei moi... tranquillement.
L B Comte.
Ce n'est donc pas Suzanne ?
La Comtesse, timidement.
Au moins n^estpce pas non plus ime pemonae**.
dont TOUS deriez rien redouter... nous disposions une plaisaoterie... bien innocente^ en Terité^ pour ce soir..** et je vous jure****
L ^ 'C b M T El
Et TOUS me jurez 7
• • * ft
Que nous n'ayions pas plus de de.sseio..de yous offenser Tun quel^àutre*
XiE CoMTï, i)/ïe*
L'un que Paiitre? c'^st un bommç* .
Ifi E û O ^ 7* 6,.
Hé quidopc'?
La Comtesse;*
A peine osé-je le nommer !
Le C o Vil Vk furieux^
Je le tuerai.
La 'C (o>h x% 4v$ ^.
^^iwds dl^kui.1 . ,
i44 LE MARIAGE DE HCARO,
La Comtesse.
Ce jeuDe.«.« Chérubin..**
L £ Comte.
Chérubin ! l'insolent ! Toilk mes soupçons ef le billet expliqués.
La Comtesse, joignant les mains.
Ah! Monsieur^ gardez de penser.....
Le Comte^ fmppani du pied.
( A pari. ) Je trouverai partout ce maudit paj^ !
( haut. ) Allons , Madame ^ ouvrez ; je sais tout ,
maintenant. Vous n'auriez pas été si émue , en le
congédiant ce matin ; il serait parti quand )c Tai
ordonné ; vous n'auriez pas mis tant de fausseté
dans votre conte de Suzanne ; iî ne se serait pa^
si soigneusement caché , s'il n'y avait rien de
criminel.
La Comtesse.
Il a craint de vous irriter en se montrant.
Le Comte, hors de lui y et criant tourne vers
le cabinet.
Sort donc , petit malhearenx I
La Comtesse le prend à hras le corps f en
f PéloignanL
Ah ! Monsieur, Monsieur, voue
fait trembler pour lui. N'en croyez pas un injuste soupçon y de grâce; et que le désordre, où vous i^allez trouyer....
Le Comte.
Du désordre !
LàComtesse.
Hélas oui; prêt à s'habiller en femme j une coiffure à moi sur la tête, en veste et sans manteau, le col ouyert, les bras nus ; il allait essayer*. •
Le Comte*
£t TOUS rouliez garder votre chambre ! Indigne épouse t ah, tous là garderez... long-temps ; mais il £iut aTant que )'en chasse un insolent , de manière à ne plus le rencontrer nulle part.
La Comtesse se jette à genoux, les bras
élevés.
Monsieur le comte , épargnez un enfant ; je ne me consolerais pas d'avoir causé....
Le C o m te.
Vos frayeurs aggraTent son crime.
La Coaitesse.
Il n'est pas coupable , il partait : c'est moi qui Tai fait appeler.
Thédtœ. IL lo
i46 LE MARIAGE DE FIGARO,
Le Comxz furieux*
LeTez-TOUs. Oiez-vous...» To es bien cieuse d'oser me parler pour un autre !
Eh bien ! je m'dterai , Monsieur , je me lèverai ; }e TOUS remetu^ même la clef du cabinet : mais , au nom de votre amour..«.
De mon amotn* ! perBde I
La Comtesse se lève ei lui présente la clef.
Promettez-moi que tous laisserez aller cet enfant sans lui (aire aucun mal ; et puisse après » tout Totre coiurroux tomber sur moi , si je ne ^ TOUS couTaincs pas*.«*.
Le Comte ptenant la clef.
Je n'écoute plus rien.
La Comtesse se jette sur une bergère p un
mouchoir sur les yeux.
O ! ciel ! il Ta périr.
Le Comte oupre la porte et recule.
C'est Suzanne I
A ÇT E I I. i47