‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 69 sur 267 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LE COMTE seul, marche en rês^anU

J'ai iait une gaucherie en éloignant Bazile!

la colère n'est bonne à rien. — Ce billet remis

i8o LE MARIAGE DE FIGARO,

par lui y qui m'aTeitlt d'une entreprise $nr la Comtesse ; la camariste enfermée quand j'arrive; la maîtresse alTectée d'une terreur fausse uu Traie; un homme qui saute par la fenêtre , et l'autre après qui avoue.*«.. ou qui prétend que

c'est lui Le fil m'échappe. Il y a là dedans

ime obscurité..... Des libertés chez mes vassiux, qu'importe à gens de cette étoffe ? mais la comtesse! si quelque insolent attentait..... où m'éga* ré-je? En Térité quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve! — Elle s'amusait; ces ris étouifés, cette joie mal éteinte I — Elle se respecte ; et mon honneur..... où diable on l'a placé! De l'autre part où suis-je? cette friponne de Susanne a-t-clle tralii mon secret ?••• conune il nVst pas encore le sien !••.•• Qui donc m'enchaîne k cette fantaisie? j'ai voulu Tingt fois y renoncer...* Etrange effet de l'irrésolution! si je la voulais sans débat , je la désirerais mille fois moins. — Ce Figaro se lait bien attendre ! il faut le sonder adroitement , ( Figaro paraît dans le fond : \fl y arrête. ) et tâcher ^ dans la conversation que je vais avoir avec lui » de démêler d'une manière détournée , s'il est instruit ou non de mon amour pour Suzanne.

Page 1