ACTE I IL
n'obtiennent de vous qu^une considération dérisoire; leurrées de respects apparents , dans une servitude réelle ; traitées en mineures pour nos biens , punies en majeures pour nos fautes ! ah> sous tous les aspects , votre conduite avec nous fait horreur , ou pitié !
Elle a raison !
Le Comte {à part).
Que trop raison !
Elle a ^ mon-on dieu raison.
Marceline.
Mais que nous font , mon fils , les refus d'un hjmme injuste 7 ne regarde pas d'où tu viens , vois où tu vas ; cela seul importe k chacun. Dans quelques mois ta fiancée ne dépendra plus que d'elle-même ; elle t'acceptera , j'en réponds : vis entre une épouse , une mère tendres qui te chériront à qui mieux-mieux. Sois indulgent pour elles, heureux pour toi , mon fils; gai , libre et bon pour tout le monde : il ne manquera rien.à
ta mère.
Figaro.
Tu parles d'or , maman , et je me tiens à ton
aaa LE MARIAGE DE FIGARO,
aris* Qu'on est sot en effet ! il y a des mille et mille ans que le monde roule , et dans cet océan de durée où j'ai par hasard attrapé quelques cbéiifs trente ans qui ne reviendront plus, j'irais me tourmenter pour savoir à qui je les dois ! tant pis pour qui s'en inquiète. Passer ainsi la vie k chamailler, c*est peser sur le collier sans reliihe comme les malheureux chevaux de la remonte des fleuves , qui ne reposent pas p môme qtood ils s'arrêtent 9 et qui tirent toujours quoiqu'ils cessent de marcher. Nous attendrons, i;^
L B Comte.
Sot événement qui me dérange t
B a I o'o I s o ^ 9 à Figaro»
Et la noblesse et le château 7 vous impo-oscx
a la justice 7
Elle allait me Lire faire tme belle sottise » la justice ! après que j'ai manqué » pour ces nuudits cent écus , d'assommer vingif ois Monsieur p qui se trouve aujourd'hui mon père ! mais^ puisque le ciel a sauvé ma vertu de ces dangers; mon père, agréex mes excuses... Et vous, ma mère» embras* ses-moi.... le plus maternellement que vous pourrez.
{Marceline lui saute au cou. )