‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 98 sur 267 · FIGARO, MARCELINE · texte numérisé non relu

FIGARO, MARCELINE

JlI t bien ^ ma mère ?

Makcslims.

Hé bien f mon fils ?

FiCAEO, comme eiouffif»

Pour celui-ci !... Il y a réellement des choses !

Maecsliub.

Il y a des choses ! Hé qu'est-ce qu^il y a?

Figaro, les mains sur sa poitrine*

Ce que )e viens d'enteadre ^ ma mère ^ je l'ai là comme un plomb.

Marceline rianL

Ce cœur plein d'assurance n^était donc qu'un ballon gonflé ? Une épingle a tout fait partir ! :

T I G A R o furieuac.

Mais cette épingle , ma mère , est celle qu'il a ramassée !••••#

Marge LiivE rappelant ce qu^il a dit.

La jalousie l oh! j'ai là-dessus, ma mère, ime pbilosopbie«..«.*« imperturbable ; et si Suzanne m'attrape un jour, je le lui pardonne

Figaro vii^ement.

Oh y ma mère ! on parle comme on sent : met* tez le plus glacé des juges à plaider dans sa propre cause, et voyez-le expliquer la loi! — • Je ne m'étonne plus s'il avait tant d'humeur sur ce feu l — Pour la mignonne aux fines épingles , elle n'en est pas où elle le croit, ma mère , avec ses maronniers ! Si mou mariage est assez fait pour légitimer ma colère ^ en revanche il ne Test pas assez pour que je n'en puisse éppuaer une autre , et Tabandonner

Marceline.

Bien conclu ! Abîmons /tout sur un soupçon.

368 LE BIARIAGE DE nCARO»

Qui fa prouve » dis-moi , que c'est toi qu*eUe joue et non le comte ? L'as-tu étudiée de duo- Teau y pour ]a cundauincr sans appel ? Sais-tu si elle se rendra sous les arbres? à quelle iiitentioii elle y va ? ce qu'elle y dira? ce qu'elle y fera ? Je te croyais plus fort en jugement !

Figaro //// baisant la main a%*ec transport.

Elle a raison, ma mère , elle a raison , raison, toujours raison! mais accordons, maman, quelque chose à la nature; on en vaut mieux après. Examinons en eilet avant d'accuser et d'agir. Je sais où est le rendez-vous. Adieu » ma mère.

( // sort. )

S C li N E X \' !•

MARCELINE seule.

DIEU : et moi aussi , je le sjis. Après l'avoir arrêté, veillons sur les voies de Suzanne; ou plutAt avertissons-la ; elle est si jolie créature! Ah quand Tintérét personnel ne nous arme p>^ les unes contre les autres , nous sommes touirs portées à soutenir notre pauvre sexe opprimé t contre ce fier , ce terrible {en riant) et pourtant un peu ni;;aud de sexe masculin. ( Elle sort* ^

tlJi DC QCATUtiME ACTE.

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