FIGARO , FANCHETTE , MARCELINE
Figaro.
Hj E E H. . ... ma petite cousine qui nous écoute I
Fanchette.
Oli ! pour ça j non : on dit que c'est malhonnête.
Il est vrai ; mais comme cela est wtile , on Fait aller souvent l'un pour l'autre.
r ANCHCTTE.
Je regardais si querqu^m était h.
F I G A li o»
Déjà dissimulée , fripounc ! Vous savez bieo qu'il n'y peut éire.
Fancuette*
Et qui doDC ?
. F 1 G A a o« Chérubin*
Fanchette.
Ce n'est pas lui que je cherche ^ car je sais l'ort bien où il est ; c*est ma cousine Suzanne.
Et que lui veut ma petite cousine?
Fanchette.
A TOUS , petit cousin , je le dirai. — C est...» ce n'est qu'une épingle que je veux lui remettre»
FiCAao vivement.
Une épingle ! une épingle ! et de quelle
part, coquine? A votre âi^e vous faites déjà un
met ( Il se reprend , et dit d^un ton doux. )
Vous laites déjà trcs-bicu tout ce que vc.iis eoireprencs , Fanchette ; et ma jolie cousine est si obliccanie..*.»
Fanchette.
A qui donc en a*t-ll de se fâcher ? Je m'en vais»
Figaro l^ arrêtant.
Non y non ^ je badine ; tiens ta petite épingle est celle que Monseigneur t'a dit de remettre à Suzanne , et qui servait à cacheter un petit papier qu'il tenait; tu vois que je suis au fait.
Pourquoi donc le demander quand vous \% savez si bien?
Figaro^ cherchant.
C'est qu'il est assez gai de savoir comment Monseigneur s'y est pris pour t'en donner la commission.
Fanchette naïi^ement.
Pas autrement que vous le dites : Tiens y petite Fanchette , rends cette épingle à ta belle cousine, et difi-lui seulement que c'est le cachet des grands maronniers,
Figaro*
Des grands?
Fanchette.
Maronniers. 11 est vrai qu'il a ajouté : Prends garde que personne ne te voye.
. s66 LE MARUGE DE nCARO»
n faut obéir ^ ma cousine : heureosemrat personne ne TOUS a Tue. Faites donc jolimeut Tocre commission y et n'en dites pas plus k Suza&se que Monseigneur n'a ordonné.
Fancbxttb.
Et pourquoi lui en dirais - je? Il me pmd pour un en£mt « mon cousin. ( Elle sort en sauiant.y