SCÈNE XII
AURELLY, PAULINE, SAIlVr-ALBAN.
P A TT L I N E inquiète»
xJv^A. donc monsieur de Mélac , mon oncle ? il sort d'avec vous dans un état affreux. J'ai voulu lui parler, il s'est enfermé brusquement sans me répondre.
Eh ! mon enfant ! 11 se trouve un vide de cinq
cent mille francs ^ans sa caisse ^ on ne sait ni comment^ ni pourquoi. Je veux m'éclaircir : monsieur de Saint- Alban refuse le temps nécessaire»
Pauline effrayée •
Ah ! Monsieur y si vous avez de l'estime pour
nous
SAiifT-ÀLBAN tendremenU
De Testime !•••••
Seulement jusqu'à demain , que je puisse découvrir.....
Jusqu'à demain , Monsieur.... Nous refuserezvous cette grâce ?
Sain t-Al ban.
Ah ! Mademoiselle, je donnerais ma vie pour' vous obliger : mais mon devoir a des droits sacrés que vous ne pouvez méconnaître ^ vous qui remplissez si bien tous les vôtres*
DîfiFérer d'un jour , est-ce une faveur incompatible ?
Saint-Alban.
N'abusez point de votre ascendant : il ne con-
aO* LES DEUX AMIS,
fient à ma missioai ni à mon hoDdeot* que je TOUS écoute plus long-temps.
Pauline outrée^
Comme il vous plaira y Monsieur ; mais j^ai assez de confiance en rhonnêteté de monsieur de Mélac , pour croire qu'on se trompe à son égard ^ et qu'il n'aura besoin ni de l'appui de ses amis ^ ni des grâces de ses it^hefs.
Sàint-Alban*
Puissiez-Yous dire vrai , Mademoiselle ! mais dans l'éiat où sont les choses , il n'est pas décent que j'accepte un logement dans cette maison. Pardon si je tous quitte. ,
A. u K E L L Y , avec chaleur^
Et moi f je ne yoûs quitte ps^s y en quelque endroit que tous alliez .
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SCÈNEXIIÏ.
PAULINE seule y dans V accahlementk'
\^€'ai-je dit ! Un trouble affreux m'aYaît
saisie Je ne l'ai pas assez ménagé Ma
frayeur a-t-elle trahi mou secret? Ô Mélac !
S'il aYait lu dans mon cœur ! Quel mal j'aurais peut-être fait a toû père ! U Tient.
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