‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 120 sur 199 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

AURELLY, PAULINE, MÉLAC fils.

Pauline, à Mélac , aç^ec effroi.

Voici mon père.

Mêlac fils "va au-da^ant d^Aurelly.

Ah monsieur ! si le plus amer repentir pouvait effacer de coupables emportements ! si le plus vif regret de vous avoir offensé....

Offensé ! Non , mon ami ; j^ai moins vu ta co-

1ère, que Thonnéte sentiment qui la rachetait.

Ton respect filial m'a touché. — Demande à Pauline ce que )e lui en ai dit.

M É L A c fils.

Je connais les effets de Votre, amitié , et ma reconnaissance...»

Elle me plaît : mais tu ne m'en dois que pour ma bonne volonté ; tout est bien loin d^tre terminé.

Pauline.

Malgré vos offi-es 7

M É L A c fils.

Qui a donc suspendu ?

La chose la plus étonnante. Je parle à Saint- Alban ; il accepte le payement ; mais il n'en allait pas moins écrire à sa compagnie. L'honneur^ l'état^ la survivance^ tout était perdu.

M É L A c fils.

Le cruel!

Grands débats. Il paraît se rendre. Je crois tout fini : je l'embrasse , en souhaitant de pouvoir l'obliger à mon tour. Il me prend au mot :

3!j6 les deux amis,

dans l'ëtèè^ de ma joie , j'y ^^g^e ^^^ honneur, (à Pauline.) Écoute la conclusion.

Mélac fils^ à parc.

Je trend)!^.

» Vous avez une nièce charmante ; je Taime f )} je Tadore ^ et je vous demande sa main ». .

Pauline.

Juste ciel (

Mélac fils , à part.

Je l'avais prévu.

AuRELLYy * Pauline.

Tu conçois quel a été mon embarras pour lui

répondre.

Pauline.

Je vois le mal. Il est irréparable.

Auhellt^ baSf à Pauline.

Non; maÎ6 lorsqu'il m'a demandé ta main, je n'ai pas dû , sans te consulter ^ aller lui confier le secret de ta naissance. Je viens exprès pour cela ; que lui dirai-jç ?

Pauline, (Pun ton réfléchi.

Çroyez-vous qu'il traitât rigovr^uçement mon* sîcur de Mélac j s'il était refusé ?

Refusé! De quel droit le sommeraîs-je de sa parole , en manquant à la mienne ? C'est bien alors que tout serait peiilu.... Mais que faire? il yeut tout terminer à la fois, il attend une réponse.

Paumke regarde m élac f et dît en soupirant :

Permettez qu'il la reçoive de moi. — Qu'il vienne.

M ÉLAC fils, à part y avec effroi.

Qu'il viepne !

Pauline.

Il est important que je lui parle.

Il sera ici dans un momeot. Mon enfant , je connais tes principes , dispose de toi-même à ton gré : je ne puis mettre en de plus sûres mains des îmérêta ai chers à mon cœur.

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