‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 138 sur 199 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Ce sont des couplets de la Précantion inutile que mou maître à chanter m'a donnés hier.

Bartholo.

Qu'est-ce que la Précaution inutile?

C'est une comédie nouvelle.

Bartholo.

Quelque drame encore ! quelque sottise d\iu nouveau genre (i)!

Rosine.

Je n'en sais rien.

Bartholo.

Euh^ euh., les journaux et l'autorité -nous en feront raison. Siècle barbare !

Rosine.

Vous injuriez toujours notre pauvre siècle.

Bartholo.

Pardon de la liberté ; qu'a-t-il produit pour

(1) Bartholo n'aîmait pas les Drames. Peut-être avait-il fait quelque Tragédie dans sa jeunesse.

qu'on le loue ? Sottises de toute espèce : la liberté de penser ^ Tatiraction y Félectricité , l^ tQlé-* rantisipe , rinoculation , le quinquina ^ Fancy* clopédie, et les drames—«f

Rosine^ le papier lui échappe et tombe daw

la rue.

Ah ! ma chanson ! ma chanson est tombée en TOUS écoutant; coure? ^ courez doac, Moii^iQur, ma chanson ; elle sera perdue l

Bartholo.

Que diable aussi, Ton tient ce qu'on tientr

( Il quitte le balcon. )

Rosine, regarde en dedans et fait signe 4an9

la rue.

S\, s't; (le comte paraît) ramassez vite et sauvez- vous. ( Le comte ne fait qu'un saut , ram masse le papier et rentre. )

Bartholo sort de la maison y et cherchef

Où donc est-il? Je ne vois rien»

Rosine.

Sous le balcon ^ au pied du mur*

Bartholo.

Vous me donnez-là une jolie commission ! Il est donc passé cjuelqu'un?

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