ACTE PREMIER. 43i
L B Cours.
A quoi bon ?
Figaro.
Et le mener un peu lestement sous cette apparence déraisonnable* .
Le Comte.
A quoi bon?
Figaro.
Pour qu'il ne prenne aucun ombrage et vous croye plus pressé de dormir que d'intriguer chez lui.
Le Comte.
Supérieurement vu ! Mais^e n'y vas-tu , loi ?
Figaro.
Ah oui ! Moi ! Nous serons bien heureux s'il ne vous reconnaît pas^ vous , qu'il n'a jamais vu. Et comment vous introduire après?
Le Comte.
Tu as raison.
Figaro.
C'est que vous ne pourrez peut-être pas soutenir ce personnage dilBcile. Cavalier pris
de vin.....
45a LE BARBIER DE SÉVILLE,
Tu te moques de moi ( prenant un ton iç^re. ) N'est-ce point ici la maison du docteur Bartholoy mon ami?
Figaro.
Pas mal , en vérité ; vos jambes seulement un peu plus avinées ( d^un ton plus iVn? ). N'estce pas ici la maison
Le Comte.
Fi donc ! Tu as l'ivresse du peuple.
Figaro.
C'est la boune ; c'est celle du plaisir*
Le Comte.
La porte s'ouvre.
C'est notre homme : éloignons-nous jusqu'à ce qu'il soit parti.