‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 142 sur 199 · ACTE PREMIER. 42g · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. 42g

ché les distances I Parlez - moi des gens passionnés I

L B Comte.

Heureux Figaro I tu ras voir ma Rosine ! tu vas la voir ! Conçois^-tu ton bonheur?

Figaro.

C'est bîen-là un propos d'amant ! Est-ce que je Tadore , moi ? Puissiez ^ vous prepdre ma place I

Ah ! si Ton pouvait éiaiter tous les surveillants !

Figaro.

C'est à quoi je rêvais.

Pour douze heures seulement.

Figaro.

En occupant les gens de leur propre intérêt^ on les empêche de nuire à Tintérêt d'autrui.

Sans doute. Eh bien?

Figaro rêvant,

Jç cherche dans ma tête si la pharmacie ne fournirait pas quelques petits moyens innocents

43o LE BARBIER-DE SÉVILLE,

Le C o h t b.

Scélérat !

Est-ce que je tcux leur nuive ? Ils ont tous besoia de mou ministère. Il ne s'agit que de les traiter ensemble.

Mais ce médecin peut prendre un soupçon^

Figaro.

Il faut marcher si vite que le soupçon n'ait pas le temps de naître. Il me Tient une idée : le régiment de Royal-Infant arrive en cette ville.

Le Comte.

Le colonel est de mes amis.

Figaro.

Bon. Présentez-vous chez le docteur, en habit de cavalier , avec un billet de logement ; il faudra bien qu'il vous héberge ; et moi , je me charge du reste.

Excellent l

Figaro.

Il ne serait même pas mal que vous eussiez lair entre deux vins

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