ACTE PREMIER
Pas encore.
Le Comte à lui-même^ en se promenant
C'est mon intendant..*. Parce qu'il est prêt à rendre Fàme.... Il me mande.... Il me fait une frayeur avec ses remords... Le malheureux !•... Après m'avoir lui-même jeté dans tous ces embarras... Je crains qu'ayant de mourir , il ne me joue le tour d'écrire ici la vérité. ( jé Drink. ) Tu iras toi-même a la poste.
OuiyMilord.
Prends-y garde au moins. Il ne faudrait qu'une
lettre comme celle que j'en reçois... Tu connais
son écriture.
Drink.
J'entends. Tout ce qui viendra 4e l^f^
Fort bien. Va m'annoncer.
( Drink sort par la porte qui conduit chez
Madame Murer.)
LE COMTE seul y se promenant auec inquiétude*
^^UE je suis loin de Fair tranquille que j^alFectel— Elle croit être ma femme... Elle m'écrit«.. Sa lettre me poursuit... Elle espère qu'un fils me rendra
bientôt notre union plus chère Elle aime les
soufiirances de son nouvel état... Misérable ambition !••• Je l'adore^ et j'en épouse une autre!... Elle arrive, et l'on me marie... Mon oncle .. Oh! s'il savait.... Peut-être... Non , il me déshérite-
rait. ... (Il se jète dans un fauteuil. ) Que de peines ! d'intrigues !... Si l'on calculait bien ce qu'il en coûte pour être méchant... ( Se lei^ant brusquement* ) Les réflexions de cet homme m'ont troublé... Comme si je n'avais pas assez du cri de ma conscience , sans être encore assailli des remords de mes valets!... Elle va venir... Àh ! je ne pourrai jamais soutenir sa vue. L'ascendant de sa vertu m'écrase*... La voici.... Qu'elle est belle!