‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 16 sur 199 · S G È N E IX · texte numérisé non relu

S G È N E IX

Madame MURER, EUGÉNIE, le COMTE.

EuGÉNiB en courant arrive la première ; pais elle s^arréte tout à-coup en rougissant.

Lk Gomtb a^ avançant vers elle^ et lui prenant la main avec quelque embarras.

U N mouvement plus naturel tous faisait précipiter Yos pas y Eugénie. Aurais-}e eu le malheur de mériter ?... ( A M ad. Murer qui entre, en la saluant. ) Ah ! Madame, pardon , vous me voyez confus de m'être laissé prévenir.

Madame Murer.

Vous vous moquez, Milord. Est-ce dans une maison à vonsy qu'il convient de faire des façons?

Lb Comte prenant la main dP Eugénie.

Que .j^ai soiiffert, ma chère Eugénie , de la dure nécessité de m^éloigner au moment de votre arrivée! Jauraisdésofaéià mon oncle, au Roi même, ti rintérêt de notre union...

8o EUGÉNIE,

Eugénie soupirant.

Ah ! Milord !

Madame Murer.

£Ue s'afflige.

Lb Comte vipement

Eh de quoi? Vops m'el&'ayez! Parlez^ je tous

prie.

Eugénie.

Rappelez-vous, Milord, rextréme répugnance

que j^eus à recevoir votre main à Tiosu de nos

parents.

Le Comte.

S- en ai trop soupiré pour Toublier jamais.

Eugénie açec douleur.

Votre présence me soutenait contre mes réflexions ; mais bientôt des souvenirs cruels m'assaillirent en foule... Les derniers conseils d'une mère mourante.. • La &ute que je commettais contre mon père absent... L'air de mystère qui accompagna l'auguste cérémonie dans votre château...

Madame Murer.

N'était-il pas indispensable ?

Eugénie.

Votre départ, nécessaire pour vous, mais doi*-

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