‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 155 sur 199 · R Q II I N E · texte numérisé non relu

R Q II I N E

C^est bien mettre à plaisir de l'importance a tout! Le vent peut avoir éloigné ce papier^ le pre^ mier venu, que sais-je?

Bartholo.

Le vent, le premier venu !.•• Il n'y a point de

vent y Madame , point de premier venu dans le inonde ; et c'est toujours quelqu'un posté - là exprès y qui ramasse los papiers , qu'une femme a l'air de laisser tomber par nuégarde*

A l'air , Monsieur ?

Bakthqlo.

Oui , Madame , a 1 air.

Rosine d paru.

Oh ! le méchant vieillard !

Bartholo.

Mais tout cela n'arrivera plus ; car je vais faire sceller cette grille.

Rosine.

Faites mieux ; murez les fenêtres tout d'uncoup ; d'une prison à un cachot , la différence est si peu de chose I

Bartholo. ^

Pour celles qui donnent sur la rue , ce ne serait peut-être pas si mal.... Ce barbier n'est pas entré chez vous , au moins ?

R o s i ri £•

Vous donne-t41 aussi de l'inquiétude ?

^mmm^^

45a LE BARBIER DE SÉVILLE,

Bartholo.

Tout comme un autre.

Rosine* Que vos répliques soul honnêtes !

Bartholo.

Ah ! fiez-vous à tout le monde ^ et vous aurez bientôt à la maison une bonne femme pour vous tromper , de bons amis pour vous la souiEQer , et de bous valets pour les y aider. •

Rosine.

Quoi^ vous n'accordez pas même qu'on ait des principes contre la séduction de monsieur Figaro?

Bartholo*

Qui diable entend quelque chose à la bizarrerie des femmes ? et combien j'en ai vu de ces vertus a principes!....

R 0-6 1 N E en colère.

Mais 9 Monsieur, s'il suffît d'être homme pour nous plaire ; pourquoi donc me déplaisez-vous si fort ?

Bartholo stupéfait.

Pourquoi?... Pourquoi?... Vous ne répondez pas k ma question sur ce barbier ?

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