‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 168 sur 199 · ACTE IL · texte numérisé non relu

ACTE IL

Le Comte.

Je TOUS ai pris pour son bisaïeul paternel ^ maternel y sempiternel ; il y a au moins trois générations entre elle et tous.

B A R T H o L o lit 'un parchemin.

» Sur les bons et fidèles témoignages qui nous )> ont été rendus...

Le C o m t If donne un coup de main sous les parchemins^ gui les envoie au plancher.

£st-ce que j'ai besoin de tout ce verbiage ?

Ba&tholo.

Savez-Tous bien> soldat^ que si j'appelle mes gens, je vous fais traiter sur-le-champ comme vous le méritez.

Le Comte.

Bataille? Ah, volontiers, bataille! c'est mon métier , à moi ; {montrant son pistolet de cein^ tare ) et voici de quoi leur jeter de la poudre aux yeux. Vous n'avez peut-être jamais vu de bataille , Madame ?

Rosine.

Ni ne veux en voir.

Rien n'est pourtant aussi gai que bataille : fîgu-

rez-Tous ( poussant le' docâ?u fi) (Pabord que Teiinemi est d'ua côté du-ravin ^et lesamis de Tautre* ( à Rosine en lui montrant ia lettre. ) Sortez le mouchoir. ( // crache à terre. ) Voilà le ravin ^ cela s'entend.

Rosine tire^ son mouchoir ; le Comte laisse tomher sa' l^ûre entre elle et lui.

Bartholo se baissant»

Ah, ah r

ïi£ CoilTB la reprend^ et dit.

Teiieaî ... moi qui allais vous apprendre' ici les secrets de mon métier..%Une femtne bien discrète, en vérité I nevoilà-t-ilpas un billet doux qu'elle laisse tontber de sa poctie ?

Baetholo.

Donnez , donnez.

È B C'o ir f E".

DhlcUèt^p p^pa! chacun son affaire. Si une ordonnance de rhubarbe était tombée de la vôtre?

Rosine aisance la main.

Ah I je sais ce que c'est ^ monsieur le soldat. ( Elle prend la lettre qu'elle cache dans la petite poche de son tablier ).

Bartholo»

Sortez-YOns enfin ?

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