‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 167 sur 199 · ACTE II. ij · texte numérisé non relu

ACTE II. ij

C'est lui , c'est lui même.

Bartholo vhement à Rosine,

Qu'est-ce qu'il y a ?

Le Comte.

Eh bien , ai- je tort à présent, docteur Barbaro ?

Bartholo.

On dirait que cet bomme se fait un malki plaisir de m'estropier de toute les manières possibles; allez au diable , Barbare! Barle à leau ! et dites à votre impertinent maréchal des logis , que , depuis mon Toyage à Madrid, je suis exempt de loger des gens deguerre^

Le Comte à part.

O ciel I Ëkcheux contre*temps !

Bartholo.

Ah , ah , notre ami, cela tous contrarie et vous dégrise un peu ! Mais n'en décampez pas moins à rinstant.

Le Comte à part.

J^ai pensé me trahir; {haut) Décamper! si vous êtes exempt de gens de guerre, vous n'êtes pas exempt de politesse peut-être? Décamper!

Montrez-moi votre brevet d'exemption ; quoique je ne sache pas lire y je verrai bientôt...

Bartholo.

Qu'à cela ne tienne. Il est dans ce bureau.

Le Comte pendant qiûil y va y dit , sans

quitter sa place.

f Ah I ma belle Rosine !

Quoi, lindor, c'est vous ?

Le Comte.

Recevez au moins cette lettre.

Rosine.

Prenez garde , il a les yeux sur nous.

Le Comte.

Tirez votre mouchoir, je la laisserai tomber.

{Il s^ approche.)

Bartholo.

Doucement , doucement , seigneur soldat, je n'aime point qu'on regarde ma femme de si près.

Le Comte.

EUe est votre femme ?

Bartholo.

Eh quoi donc ?

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