BAB.THOL
Que dil-il , Rosine ? *
Rosine.
H dit/vraî. D*où naît votre étonnement? Ne devais-je pas cette nuit même être vengée d'un trompeur ? Je le suis,
Quand je vous disais que c'était le^ comte luimême , docteur ?
Bartholo.
Que m'importe à mol ? Plaisant mariage ! Où sont les témoins ?
Le Notaire.
Il n'y manque rien. Je suis assisté de ces deux
Messieurs.
Bartholo.
Comment , Bazile ! vous avez signé ?
Que voulez-vous ? Ce diable d'homme a toujours ses poches pleines d'arguments irrésistibles.
Bar^holo.
Je me moque de ses arguments. J^useràl de mon autorité.
Le Comte.
Vous Favez perdue en en abusant.
La Demoiselle est mineure*
Figaro.
Elle vient de s'émanciper.
Bartholo.
Qui te parle à toi , maître fripon ?
Le Comte.
Mademoiselle est noble et belle ; je suis homme de qualité , jeune et riche ; elle est ma femme : à ce titre qui nous honore également^ prétend-t-on me la disputer ?
Jamais on ne Tôtera de mes mains.
Le Comte.
Elle n'est plus en votre pouvoir. Je la mets sous Tautorité des lois ; et Monsieur , que vous avez amené vous-même , la protégera contre la vio* lence que vous voulez lui fisiire. Les vrais magisti*ats sont les soutiens de tous ceux qu'on opprime.
Certainement. Et cette inutile résistance au plus
honorable mariage , indique assez sa frayeur sur la mauvaise administi*ation des biens de sa pupille, dont il faudra qu^il rende compte*
Le Comte.
Ah ! qu^il consente à tout, et je ne lui demande rien.
Que la quittance de mes cent écus : ne perdons pas la tête.
Bàrtholo irrité.
Ils étaient tous contre moi; je me suis fourré la tête dans un guêpier.
Quel guêpier ? ne pouyant avoir la femme,
calculez, Docteur, que l'argent vous reste, et oui,
vous reste.
Bàrtholo.
Eh ! laissez*moi donc en repos , Bazile ! Vous ne songez qu*à l'argent. Je me soucie bien de l'argent, moi ! A la bonne heure , je le garde ; mais croyez-vous que ce soit le moi^ qui me détermine ? ( // signe. ) .
Figaro riant.
Ah, ail, ah, Monseigneur; ilssontdelaiiiême famille.