‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 24 sur 199 · EUGÉNIE, LE COMTE · texte numérisé non relu

EUGÉNIE, LE COMTE

Eugénie apec Joie.

ixppRENEzIa plus agréable nouyelle....

Le C o h t b.

Si elle intéresse moa Eugénie*...

Mon père est enchanté de tous. Ah y j'en étais bien sûre ! U fesait votre éloge à l'instant. Je me serais mise de bon cœur à ses pieds pour le remercier. Il me rendait fière de mon époux. Je me suis sentie prête à lui tout avouer.

Le Comte ému.

Vpus me faites trembler! exposer tout ce que j'aime au brusque efiet de son ressentiment !

Eugénie i^ipement.

Je sais qu'il est violent; mais il est mon père. Il est juste , il est bon. Venez , Milord , que notre profond respect le désarme. Entrons > ce moment sera le plus heureux....

Le Comte embarrassé.

Eugénie! quoi^ vous • voulez ?•••• quoi^ sans nulle précaution ?••••

Eugénie avec beaucoup de feu.

Si jamais je te fus chère ^ c'est aujourd'hui qu'il £atut me le prouver. Donne-moi cette marque de ton amour. Viens : depuis trop long-temps les soupçons odieux outragent ta femme ; les regards méchants la poursuivent. Fais cesser un si pénible état; déchire le voile qui l'expose à rougir. Tombons aux genoux de mon père. Viens ^ il ne nous résistera pas.

Le Comte à part.

Quel embarras ! ( à Eugénie ) soufirez au moins que je le revoie encore avant^ pour affermir ses bonnes dispositions.

Eugénie lui prenant la main.

Non : elles peuvent changer. La première impression est pour toi. Non, je ne te quitterai plus.

Théâtre. /.

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