EUGÉNIE, LE BARON
Le Baron.
X U es ressortie , mon enfant ; ton état m'in* quiète.
EuGÉKiB d part.
Que lui dirai* je? (Elle veut se let^er, son père la fait rasseoin )
Le Baron apec bonté.
Tes yeux sont rouges : tu as pleuré. Ma sœur t'aura sans doute
Eugénie tremblante.
Non y non , Monsieur ; ses bontés et les vôtres seront toujours présentes k ma mémoire.
Le Baron.
Ta tante prétend que je t'ai afiQigée tantôt. Je
badinais ayec le Capitaine , et le tout pour la contrarier un moment ; car elle est engouée de' ce . Milord , qui franchement est bien le plus mauvais sujet Dès qu'on en dit un mot , elle vous
saute aux yeux. Que nous importe qu'il se soit amusé d'une folle ^ et qu'il Tait abandonnée ? Ce n^est pas la cenuème. On ferait peut - être mieux de ne pas rire de ces choses-là ; mais lorsqu'elles n'intéressent personne^ et que les détails en sont plaisants... C'est une drôle de femme avec son esprit. Au reste ^ si notre conversation t'a déplu. Je t'en demande pardon ^ mon enfant.
Eugénie d part.
Je suis hors de moi !
Le Baron tirant un siège auprès d'elle^ et la baisant auant de s^asseùir.
Viens, mon Eugénie , baise-moi. Tu es sage ^ toi^ honnête^ douce : tu mérites toute ma tendresse.
Eugénie troublée , se lève.
Mon père !««^«
Le Baron attendri.
Qu'as-tu , mon enfant ? Tu ne m'aimes plus du tout.
Eugénie se laissant tomber d genoux.
Ah ! mon père.
Lb Baron étonné.
Qu'avez-vous donc, IV^iss? Je ne vous reconnais plus.
EuGÂNiB tremblante.
C'est moi
Lb. Baron piyentenU
Quoi? c'est moi.
E u G É N I B éperdue se cachant le visage.
Vous la voyez....
Lb Baron brusquement.
Vous m'impatientez. Qu'est-ce que je vois ?
Eugénie mort^ de frayeur.
C^est moi...« Le comte.... Mon père....
Le Baron, avec violence.
C'est moi.... Le Comte.... Mon père.... Achevez : parlerez-vous ?
Eugénie se cache la tête entr^ les genoux de
su n père sans répondre.
Seriez-vous cette malheureuse ?
Eugénie, sentant que les soupçons vont trop loin y lui dit d'une voix étouffée par la crainte :
Je suis mariée.