‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 40 sur 199 · SCÈNE VIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIL

LE BARON, Madame MURER, EUGÉNIE.

Madame Murer auec horreur.

1 L nous a trompés îadigoempent I Ma nièce n'est pas sa femme.

i4o EUGÉNIE,

EuGÉNiB les bras levés.

Dieu tout puissant I ( Elle tombe dans un fauteuil. )

Madame Murer.

Son Intendant a servi de ministre , et toute la race infernale , de complices.

Le Baron frappant du pied.

Rage ! fureur ! ô femmes , qu^ayez-vous fait ?

Madame Murer effrayée.

Mon frère, par pitié, suspendez vo3 reproches. Ne voyez- vous pas Tétat où elle est ?

Eugénie se relevant.

Non , ne Tarrêtez pas. Je n^ai plus rien à craindre que de vivre Mon père , j'implore votre colère. •••

Le Baron hors de lui.

Et tu Tas méritée.... Sexe perfide ! Femmes à jamais le trouble et le déshonneur des familles ! Noyez-vous maintenant dans des larmes inutUes... Avez-vous cru vous soustraire à mon obéissance? Avez-vous cru violer impunément le plus saint des devoirs?.... Tu Tas osé; toutes les démarches se sont trouvées fausses ; tuas été séduite ^ trompée 9 déshonorée ; et le Ciel t'en punit par Fabandon de ton père et sa malédiction.

EuGÉNiB 8^ élançant vers le Baron y et le retenant

à bras le corps.

Ah mon père ! ayez pitié de mon désespoir ; révoquez Tépouyantable arrêt que vous venez de prononcer. r

LiE Baron attendri^ la repousse doucement.

Oiez-vous de mes yeux : vous m'avez rendu le plus misérable des hommes. ( // sort. )

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