SCÈNE IL
Madame MURER Sàute^ se promenant et frappant du billet sur sa main.
JLl viendra !•••. Je te (iens donc à mon tour ,
fourbe insigne I Le parti est violent c'est le
plus sûr U convient si bien au caractère du
père...» Je dois pourtant l'en prévenir. ( Elle regarde sa montre.) J'ai le temps.—» Il est à consoler sa fille : il a jeté son feu maintenant... c'est comme je le veux... U faut dompter cet homme pour le ramener. Le voici. Qu'il a l'air accablé !
SCENEIII.
Le baron. Madame MURER.
Madame Murer d^un ion sombre.
£j H bien , Monsieur , êtes - vous satisfait ? Il s'en est peu ËJlu que TOtre fille ne soit morte de frayeur.
Lb Baron Rassied sans rien dire près de la table ^ et s^ appuie la tête sur les mains d'un air accablé.
Madame Murer continuant.
Des éclats I de la fureur ! sans choix de personnes.
Lb Baron sourdement.
Ceux qui ont &it le mal le reprochent aux autres.
Madame M u r s a.
Un homme liyré à ses emportements I
Le Baron désespéré.
Vous abusez de mon état et de ma patience. Vous avez juré de me faire mourir de chagrin.
i48 EUGENIE,
Laissez-nous ^ gardez Toire héritage ; il est trop cher : aussi bien ma malheureuse fille n'en aura* t-elle peut-être bientôt plus besoin» ( // se lève et se promène ax^ec égarement. )
Madame Murer.
Vous n'avez jamais su prendre un parti.
L B Baron.
Je Tai pris mon parti !
Madame M u r s r.
^ Quel est- il ?
Le Baron marchant plus vite et gesticulant
i^iolemment.
J'irai à la Cour oui, je vais y aller Je
tombe aux pieds du Roi : il ne me rejètera pas. ( Madame Murer hoche la tête ) Et pourquoi nie rejèierait-il ? Il est père..... Je l'ai vu embrasser ses en£stnts.
Madame Murer.
La belle idée I Et que lui direz-vous ?
Le Baron s^ arrêtant des^ant elle.
Ce que je lui dirai ! Je lui dirai : Sire
Vous êtes père , bon père je le suis aussi ;
mais j'ai le cœur déchiré sur mon fils et sur ma . fille. Sire, vous êtes humain, bien&isant... Quand