ACTE IV. i
EuG É NIE outrée y à elle-même :
Qui m'aurait dit que mon indignation pût s'accroître encore!
Le Comte absolument déconcerté.
Enyéritéy Madame^ je ne conçois rien à ces étranges discours.
Madame Murer avec fureur.
Démens doi^c y yîl corrupteur ^ le témoignage de tes odieux complices ; démens celui de ta conscience qui imprime sur ton front la difformité du crime confondu : lis. (£//e lui donne la lettre de JVilUams. Le Comte la lit; Madame Murer le regarde avec attention pendant qu^il
Ut.)
Le Comte a lu et dit d part:
Tout est connu.
Madame Murer.
Il reste anéanti.
Le. Comte hésitante
Je le suis en effet ; et je dois m'accuser puisque toutes les apparences me^condamnent« Oui , je suis coupable. La frayeur de vous perdre , et la crainte d'un oncle trop puissant m'ont fait conunettre la faute de m'assurer de vous par des voies illégitimes : mais je jure de tout réparer.
i6o EUGÉNIE,
Madame Murbr d part.
Et plus tôt que tu ae croîs.
Le C o h t b plus vite.
Vous f&tes outragée sans doute , Eugénie ; mais votre vertu en est-elle moins^ pure ? a-t-elle pu souffrir un instant de mon injustice ? Un profond secret met votre honneur à couvert ; et si vous daignez accepter ma main, à qui aurais-je fait tort qu'à moi ? L'amant et Fépoux ne se confondront-ils pas aux yeux de mon Eugénie? Ah ! régarement d'un jour une fois pardonné, sera suivi d'un bonheur inaltérable.
Eu GtviiE selèi^e et le regarde apec dédain.
O le plus faux des hommes ! fuis loin de moi. J'ai en horreur tés justifications. Va jurer aux pieds d'une autre femme des sentiments que tu ne connus jamais. Je ne veux t'appartenir à aucun titre : je sais mourir. ( Elle entre dans sa chambre. )
Madame Murer au Comte y en entrant après elle et emportant la lumière.
L'abandonnerez-vous en cet état affreux ?
L s C o H T B apec chaleur.
Non y je la suis.