‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 71 sur 199 · ACTE PREMIER, ioi · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, ioi

le demande* Pendant son absence , nn tapis, deux paravents feront l'afifaire , et nous lui donnerons la plus jolie petite pièce.....

Oh ! point de comédie.

Mélac fils.

Pourquoi ?

Pauline.

Vous connaissez la faiblesse de ma poitrine.

Mélac fils.

* On ne crîepas la comédie , ce n^est qu'en parlant qu'on la joue bien. Figure charmante ! or*-

gane flexible et louchant I de Fàme surtout

Que TOUS manque*t-il ? une jeune actrice se fait toujours assez entendre lorsqu'elle a le talent de se faire écouter.

Pauline.

Oh ! ce n'est ni d'éloquence , ni d adresse qu'on TOUS accusera de manquer , pour ramener les gens à vos idées.*.^. Et les couplets que je vous ai demandés ?

. Mélac fils, tendrement^

Vous craignez^ qu'oh ne les oublie ! injuste Pauline !

Pauline P interrompt en s^ asseyant.

Essayons encore une pîèce avant de mliabiller. Mélàc fils , s* assurant de V accord du violon.

Volontiers.

Donnez-moi le nouveau livre.

M É L A c fils ^ ai^ec humeur.

Pourquoi ne pas suivre le même ?

Pauline.

Pour sortir un peu de Tancien genre. Au reste, comme c'était uniquement pour vous

Mélac fils, d^un air incrédule.

Oui , pour moi I

Pauline riant.

Voilà bien les ingrats ! cherchant toujours à diminuer l'obligation , pour n'être point tenus de la reconnaissance ! Cette musique n'est-elle pas plus piquante , plus variée ?

Mélac fik, mécontent.

Piquante , varice , délicieuse ! C'est le beau Saint'Alban qui vous l'a choisie à Paris.

Pauline.

Et toujours Saint -Alban I Vous êtes bien

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