ACTE PREMIER. 2i
M é L Â e père.
Si je Paime ! Vous me faiies trembler.
A moins d'un miracle y il Êiut qu'il manque k ses paiements demain. Il faut....
Mélac père, regardant de tous côtés.
Malheureux! si quelqu'un vous ebtendait
Vous perdez le sens... D'où savez tous ?.••• Cela ne ^aurait être.
J'ai prévu votre surprise et votre douleur; mais le faitn^est que trop avéré.
M É L Â c père.
Avéré ! dites-vous ? — Je n'ose l'interroger. — Monsieur Dabins, songez-vous à l'importance?.... Il m'a troublé»
Monsieur Aurelly avait^ à Paris , pour huit cetit mille francs d'efi'ets.
Mélac père.
Chez son ami Monsieur de Préfort, je le sais.
)1 me dit, il y a quelque temps, d'écrire à ce
2i6 LES DEUX AMIS,
correspondant de les vendre, et de m'envoyer tout le papier sur Lyon qu'on pourrait trouver.
M É L A c père.
Après ?
Au lieu d'argent que j'attendais aujourd'hui , sop fils me dépêche un courrier , qui a gagné douze heures sur celui de la poste.
M É L A c père.
Ëhbieu! ce courrier?
D A B I rï 8.
M'apprend qu'au moment de luégocier nos effets , Monsieur de Préfort s'est trouvé atteint d'un mal violent, qui l'a emporté en deux jours, et qu^on a nlis aussitôt le scellé sur son cabinet.
M É L A c père.
Pourquoi cet effroi? Je regrète Préfort; mais il laisse une fortune immense. Aurelly réclamera ses effets , qui lui seront remis. C'est xout au plus un retard : achevez.
J'ai tout dit. Notre paiement était fondé sur ces rentrées qui li'ont jamais manqué ; nous n'avons pas dix mille francs en caisse.