ACTE PREMIER
M É L A c père.
Ce n'est rien.
ÀvRELLTy à Dabins qui sort:
Monsieur Dabins , lé bordereau de tous me» paiements en état pour ce soir.
( Dabins sort. )
MÉLAC père, AURELLY.
AuuELLY, gatment.
J £ t'ai bien désiré tout a Theure à l'intendance; tum^aurais vu batailler...
M É L A c père.
Contre qu^ 7
Ce nouveau Noble , si plein de sa dignité , si gros d'argent' et si bouffi d'orgueil , qu'il croit toujours se commettre , lorsqu'il salue un roturier.
M É L A c père , distrait.
Moins il y a de distance entre les hommes, plus ils sont pointilleux pour la faire remarquer.
ti32 LES DEUX AMIS,
Celui-ci , qui , jusqu'à Tépoque de pies lettres de noblesse y ne m'avait jamais regardé , s'avise de me complimenter aujourd'hui d'uii ton supérieur: ¥. Jç Qie flatte ( mVt^il dit)^ que vous quittez en* M fin le commerce avec la roture »•
M É L A c père , à part.
At! Dieux!
Quoi ?
M É L A c père , s^effbrçant de rire.
Je croîs l'entendre.
Au contraire , Monsieur , ai-je répondu ; je ne puis mieux reconnaître le nouveau bien que je lui dois, qu'en continuant à l'exercer avec honneur.
M é L A. c père^ embarrassé.
Ahl mon ami I le commerce expose à de si terribles revers I
A TJ R E L t Y»
Tu m'y Élis songer: l'agent de change ne s'explique pas ; mais , àv son air , je- gagerais que le ps^ieiBQnt ne se pa^ra.pa^ s^gas qi:^el)]H€t bj^pqueroute considéra])lq.