ACTE, II. :i
parer« Sept mille cinq cents louis en or que vous ayez passés vous-même par le jardin.
D JL B I P4 s.
Monsieur^ le bordereau des sommes est en tête
de ma reconnaissance»
( // la lui remet. )
M é L À c père lité
)) Je soussigné , caissier de monsieur Aurelly ^ w ai reçu de monsieur de Mélac, receveur gé- » néral des fermes ^ à Lyon , la somme de six » cent mille livres...*. » Cela va bien ; disposez vos payements sans éclat, comme si vos effets eussent été négociés à Paris : moi , j'attends ma chaise pour partir.
Et vous insistez sur ce quMl ne sache pa.s ?..••
M É L A c père.
Quelque soit son danger, je le connais; la crainte de me nuire lui ferait tout refuser.
Ainsi vous le quittez de la reconnaissance*
M É L A c père.
Exiger de la reconnaissance , c'est vendre ses services ; maïs ce n'est pas ici le cas. Aurelly Théâtre. I. i6
mX souvent donné Texemple de ce qiie je £iis pour lui.
Oh ! Monsieur I votre vertu s'exagère....
M É L A G père.
Non , cher Dabins ; depuis trente ans que je hii dois mon état et mon bien-être , voici la seule occasion que j'aye eue de prendre ma revanche. Je quittais le service , où j'avais eu bientôt consumé le cfaétif patrimoine d'un cadet de ma province. Je revenais chez moi, blessé, réformé, ruiné, sans biens, ni ressources. Le hasard me fil rencontrer ici ce digne Aurelly, mon ami dès Penfance. Avec quelle tendresse il m'offrit un asyle I II sollicita , il obtint , à mon insçu , la place que j'occupe encore ; il fit plus, il vainquit ma répugnance pour un état aussi éloigné de celui que j'avais embrassé. » Prenez , prenez , me dit-il ; et si vous craignez » que l'état n'honore pas assez Thomme , ce sera » l'homme qui honorera l'état. Plus l'abus d'un >) métier est facile , moins il faut Têtre au choix » des gens qui doivent l'exercer ; erqui sait, » dans celui-ci , le bien qu'un homme vertueux » peut faire ? tout le mal qu'il peut empêcher ? » Son zèle éloquent me gagna; il m'instruisit au
trayaily il me servit de père^ ô mon cher. Au*», relly I
^Vous m^ayez interdit toute représentation.
M i L A c père.
N'ajotttétf 1^ ttOh mot. Les eent mille franco qfte r€Air vsimi éH lettres de- change , sont k Ént ; puU'je eu mer wAttÈX aftf gré de tn(M COQor ? A l^égard dd reste ^ Sarntt- Albatfi est eir toaûsée |Kitir ipoîs Mois.... AnrfeRy aura le tempe aérâsiarir^l^..*
Mais y d'un moment à Fautre^ il peut vous Tenir tel ordre—.
M É L A c père.
Je TOUS afi dit que je Tais k Paris : j'y aurai bientôt recouvré les effets d'Aurelly ; j'en ferai de Fargent, si Voii m^en demande. Ce n'est ici qu'un bon office , comme Tpus Toyez.
Monsieur , je tous admire.
M É'L A c père.
Allez ; mgn ami^ qu'il ne tous retrouTe point aTec moi.