SCÈNE VI IL
MÉLAC père , seul
Oaint-Alban ! Que ne suis-je parti ? S'il
allait me parler d'argent! au pis aller ^ je lui dirais.... Je pourrais lui dire que les receveurs particuliers n'ont pas eucore.^. Un meQi^onge?...» 11 vaudrait mieux cent fois.... Mais je m'alarme » et peut-être il ne fait que passer.
AURELLY, SAINT-ALBAN, MÉLAGpère,
MÉL,AC fik.
Saint-Albak.
Jl ARDONNEZ à mon empressement, Messieurs ,1 l'inciyilité de me montrer en habit de Yoyag««
Mjblac fiJs, à part^ as^ec humeur.
SoQ empressement ! il n'en dit pas Tobl^t*
M É L A G père, à Saint-Alban.
Vous voyez que j'y suis moi-mçmei»
Saint-Alban.
tartez-vous ?
M £ L A c père.
Avec bien du regret, Monsieur , puisque vous arrivez.
Cette course est brusque.
IW É L A c père.
Elle est nécessaire.
Si c'est, comme le dit ton fils, des affaires de compagnie....
M Ë L A c père , embarrassé.
Dq compagnie.... relatives k ]a cempîignie.... Puis-je voir, sans déplaisir, passer ma survivance à quelqu'étranger ?
A u R E L L T riant.
Ah, ah, ah,; ah.
Saint-Alban.
11 m'est bien agréable d'arriver à temps pour vous arrêter.
Est-ce que je l'aurais laissé partir ! ( A Mélac père» ) Tu peux renvoyer les chevaux de poste.
Mélac père.
Pour quelle raison ?
Saint-Alban.
C^est que la place que vous allez solliciter y est accordée à monsieur votre fils.
Mélac fils, avec surprise»
L'emploi de mon père?
AuRELLY le contrefait plaisamment.
Eh oui ! remploi de mon père.
Mélac fils ^ à part.
Ah ! PauHae !
Saint-Alban remet un papier à Mélac père.
En voici Tassurance. Quelque désir que j'aye eu de vous servir en cette afi'aire > je ne puis vous cacher que vous en devez toute la faveur aux sollicitations de monsieur Aurelly.
Mélac père«
Monsieur y son généreux caractère ne se dé-
ment point. Mais ua autre ayait^ dit^n^ obtenu cette grâce»
A u R E L L Y gaiment^
C'était moi,
M É L A c père.
Ce solliciteur dont le crédit?....
C'était moi.
. M É L A c fils.
. Cet homme qui avait pris les devants ?.—
C'était moi. Je m'en occupais depuis long-^ temps : ne m'a-t-il pas élevé une nièce charmante ?
M É L A c fils , vivement^ Oui ^ charmante^
Saint-AlbAtN.
Ah ! charmante^ en effet.
Mélac fils rougit de son transport. Saint- Alban le fixe avec curiosité*
AuREi.LY prenant les mains de Mélac père f
Ne m'a-t-il pas promis d'étendre ses soins jusjju'îi ipion fils, lorsqu'il sera en âge d'en profitjer ?
Il faut bien que j'établisse le sien^ ah^ ah^ ah;
ah****
M é L A G père^ à part.
A quel ami je rends service !
M £ L A G fils 9 . vwement à Aurelly^
C'était donc cela qu'hier au soir*.*, tous feigniez Quelle surprise ! ah I Monsieur !...*•
( A part. ) Je ne me sens pas de joie ; courons annoncer cette nouvelle à Pauline.
( // sort en courant. )