‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 97 sur 199 · SCÈNE VI IL · texte numérisé non relu

SCÈNE VI IL

MÉLAC père , seul

Oaint-Alban ! Que ne suis-je parti ? S'il

allait me parler d'argent! au pis aller ^ je lui dirais.... Je pourrais lui dire que les receveurs particuliers n'ont pas eucore.^. Un meQi^onge?...» 11 vaudrait mieux cent fois.... Mais je m'alarme » et peut-être il ne fait que passer.

AURELLY, SAINT-ALBAN, MÉLAGpère,

MÉL,AC fik.

Saint-Albak.

Jl ARDONNEZ à mon empressement, Messieurs ,1 l'inciyilité de me montrer en habit de Yoyag««

Mjblac fiJs, à part^ as^ec humeur.

SoQ empressement ! il n'en dit pas Tobl^t*

M É L A G père, à Saint-Alban.

Vous voyez que j'y suis moi-mçmei»

Saint-Alban.

tartez-vous ?

M £ L A c père.

Avec bien du regret, Monsieur , puisque vous arrivez.

Cette course est brusque.

IW É L A c père.

Elle est nécessaire.

Si c'est, comme le dit ton fils, des affaires de compagnie....

M Ë L A c père , embarrassé.

Dq compagnie.... relatives k ]a cempîignie.... Puis-je voir, sans déplaisir, passer ma survivance à quelqu'étranger ?

A u R E L L T riant.

Ah, ah, ah,; ah.

Saint-Alban.

11 m'est bien agréable d'arriver à temps pour vous arrêter.

Est-ce que je l'aurais laissé partir ! ( A Mélac père» ) Tu peux renvoyer les chevaux de poste.

Mélac père.

Pour quelle raison ?

Saint-Alban.

C^est que la place que vous allez solliciter y est accordée à monsieur votre fils.

Mélac fils, avec surprise»

L'emploi de mon père?

AuRELLY le contrefait plaisamment.

Eh oui ! remploi de mon père.

Mélac fils ^ à part.

Ah ! PauHae !

Saint-Alban remet un papier à Mélac père.

En voici Tassurance. Quelque désir que j'aye eu de vous servir en cette afi'aire > je ne puis vous cacher que vous en devez toute la faveur aux sollicitations de monsieur Aurelly.

Mélac père«

Monsieur y son généreux caractère ne se dé-

ment point. Mais ua autre ayait^ dit^n^ obtenu cette grâce»

A u R E L L Y gaiment^

C'était moi,

M É L A c père.

Ce solliciteur dont le crédit?....

C'était moi.

. M É L A c fils.

. Cet homme qui avait pris les devants ?.—

C'était moi. Je m'en occupais depuis long-^ temps : ne m'a-t-il pas élevé une nièce charmante ?

M É L A c fils , vivement^ Oui ^ charmante^

Saint-AlbAtN.

Ah ! charmante^ en effet.

Mélac fils rougit de son transport. Saint- Alban le fixe avec curiosité*

AuREi.LY prenant les mains de Mélac père f

Ne m'a-t-il pas promis d'étendre ses soins jusjju'îi ipion fils, lorsqu'il sera en âge d'en profitjer ?

Il faut bien que j'établisse le sien^ ah^ ah^ ah;

ah****

M é L A G père^ à part.

A quel ami je rends service !

M £ L A G fils 9 . vwement à Aurelly^

C'était donc cela qu'hier au soir*.*, tous feigniez Quelle surprise ! ah I Monsieur !...*•

( A part. ) Je ne me sens pas de joie ; courons annoncer cette nouvelle à Pauline.

( // sort en courant. )

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