‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantôme et d'André vicomte de Bourdeille (volume 2)Chapitre 145 sur 361 · M. DE VANDENESSE · texte numérisé non relu

M. DE VANDENESSE

Ce M. de La Pallice avoit un frère qui le secondoit fort , et mesmes en vaillance. Il estoit fort peiit de corsage , mais très grand de cou-

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* De plusieurs guerres el vicloiret.

rage : de sorte que, dans des vieux romans, on l'appelloit le petit lyon remply d'un grand cœur ; encor que les médecins et anatomistes disent que le petit cœur est meilleur en un homme que le grand : aussy le lyon Ta très petit, et non si grand que les autres animaux; mais c'est une frase de parler que nous avons de dire : Il est de grand cœur, c'est-à-dire de grande générosité et courage ; car M. de Vandenesse n'en avoit nulle Faute; en tous ses combats il Ta monstré : et ne tint pas à luy qu'il ne se battist contre le marquis dePescayre en desfy, à cause de la capitulation de Como. J'en parle ailleurs.

Il fut tué à la retraicte de Rebec ; et ainsy que M. deBoonivet luy eust recommandé l'artillerie : a Ouy, monsieur, je la vous garderay, t je vous en asseure, tant que je vivray, respono dit-il , ou j'y mourray-, » comme il rit, car il fut blessé d'une grande harquebusade , et puis mourut. Les Espagnols le disent ainsy; les François aussy s'y accordent , et comment ce jour il 6t de grands faits d'armes et de belles charges, que l'Espaignol appettearemelidas », tousjours en se retirant bravement ; mais il fut atrappé , dont ce fut grand dommage.

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