M D'ANGUIEN
Ainsy que fut feu M. d'Anguien , à qui il faut advouer la France estre redevable autant qui capitaine qu'elle ayt porté ; car les Espaignols, despuis la baltaille de La Bicoque et de i Pavye, avoient conceu une si vite opinion et mespris de nous autres François , qu'ils n'eussent jamais pensé que nous les eussions osé plus affronter en battaille rangée , pour nous avoir si bien estrillés en celle de Pavye, qu'ils nous pensoient tousjours fouetter de mesmes verges.
Aussy, quand le roy François eut faicl son avitaillement de Landrecy, cl qu'il fit ceste nonnorable relraicte, ayani faicl ce qu'il vouloit, et ne voulut s'amuser au combat que luy presentoit l'empereur , les Espaignols s'eu mocquercut fort ; et disoient tout haut que nous craignions la louche de Pavye : mais M. d'Anguien leur en fit perdre l'opinion par la battaille de Gerizolles , et à bon escient.
Il la donna contre le conseil de plusieurs qui D'esloient si hardis que luy, encor que le roy